Compagnie Al Kymia

Manuscrit

Sortilège de mots et de matières,
la compagnie Al Kymia vous emmène sur les chemins du mystère.
Enchantements chromatiques, amalgame des mondes, mélanges, alliages et incantations, elle marque l’alliance de Guillaume de Berthelot, Alchimiste et de Viviane Desmarets, Conteuse-Lainière.
Réceptacle de rosée aux pouvoirs alchimiques, et simple aux vertus tinctoriales, l’alchémille est leur emblème.


Guillaume de Berthelot, Alchimiste

Electrum : mélange solide d'or et d'argent.© Webmineral Armes, combats, fauconnerie, artisanat, saltimbanques, musique, danse, cuisine, herboristerie, sont autant de thèmes évoqués ou reconstitués lors des fêtes médiévales mais, hélas, les sciences et les techniques y sont très, très rarement présentes. De formation scientifique universitaire (math, physique, chimie) je n'y trouvais pas complètement mon bonheur, c'est ainsi qu'est né Guillaume de Berthelot, Alchimiste du 12ème - 13ème siècle. Le choix de cette période n'est pas un hasard. Elle correspond à un moment clé, celui de la redécouverte par les européens des écrits scientifiques grecs et arabes. Nous sommes donc de plein pied dans l'histoire des sciences et de la diffusion des savoirs. L'alchimie, une science du moyen âge, a laissé de nombreux écrits dans plusieurs pays tels l'Inde, la Chine, l'Europe, l'Egypte, et surtout, de nombreuses questions à son égard subsistent. Est-ce que les alchimistes ont trouvé la pierre philosophale et la médecine universelle, ont-ils réussi à transmuter du plomb en or ? Je vous invite à consulter la rubrique Alchimie du site pour avoir quelques éléments de réponse.

Viviane Desmarets, Conteuse-Lainière

Viviane Desmarets Contes lus, entendus ou sortis de ma caboche, j’aime les histoires riches en rebondissements, personnages cocasses et morales aussi drôles qu’inattendues. C’est après deux formations au conte, l’une avec Joël Smet et l’autre au festival de Chiny que je me suis lancée devant le public. Aujourd’hui, je sème mes histoires aux quatre vents et nourris l’espoir qu’’elles poursuivront bien loin et bien longtemps encore leur voyage de bouche à oreille.

Quant à la laine, un rêve utopique d’autarcie m’anime : fabriquer mes vêtements. Je me suis formée aux fermes pédagogiques « De Campagne » à Gand, « La Prairie » à Mouscron et « Le Petit Foriest » à Vieux-Genappe (pour le feutre) Aujourd’hui, je travaille comme artisane, de la toison au chandail en passant par la teinture végétale, et fait vivre ce savoir-faire dans les fêtes médiévales, marché d’artisans, écoles etc…




















Cornue Histoire            Or Or            Distillation Distillation            Elixir des philosophes Bibliographie
           Précipitation Grandes figures                    Mercure sublimé Symboles            TerreCosmos


Histoire

a

Il serait fort prétentieux de ma part de vous donner l'histoire de l'alchimie tant elle est vaste et encore en cours de défrichement.
Des approches, théories, pratiques, différentes, coexistent ou s'affrontent. Les dates, les origines des  mots ne sont pas toujours certaines. De nombreux textes sont d'origine invérifiables, les traductions approximatives.
L'étymologie du mot alchimie peut donner une idée de la difficulté :

"le mot alchimie vient du terme arabe al-kymia, lui-même probablement du mot égyptien kemi qui signifie noir"

"d'où son nom al'kymia qui viendrait de Qimia, nom de l'Egypte ancienne qui aurait donné en arabe al ou el en hébreux. Al, c'est Dieu, Kimia ou Kimit signifiant «terre noire», le nom symbolique du pays des pharaons. Al ajouté à kimia donnerait «Terre de Dieu»."

"science étudiant les substances, arabe al kymia: art de transformer les métaux"

"De l’arabe "El Kimia" ou "Ælm el kimmiêt", littéralement « science des quantités ». Le mot "alchimie", l’ancêtre du mot "chimie", avait gardé l’article arabe "al" dans son radical (comme les mots "alcool" ; "algèbre" ; "almanach" …)"

"Alchimie, subst. fém. en français, 1265, du latin médiéval alchemia, tiré de l’arabe al-kîmiyâ’, emprunté au grec khêmia : « magie noire », lui-même de l’égyptien kêm :  « noire », avec une influence probable du grec khymeia : « infusion » d’où les formes du type de l’anglais vieilli alchymy. Formes variées jusqu’au XVIe siècle alquemie, XIIIe siècle, arquemie, etc."
"Le mot alchimie vient du mot arabe incertain : al-kimia, qui désigne la pierre philosophale. Différentes hypothèses ont été avancées pour son origine : Le dictionnaire Littré (1872-1877) rapprochait 'chimie' et 'alchimie' de 'suc', supposant que l'on désignait ainsi primitivement 'L'art relatif aux sucs'. Le philologue Hermann Diels dans son Antike Technik (1920) y voyait la "Fusion" (du grec ancien chumeia/chêmeia signifiant "art de fondre et d'allier les métaux"). Pour le chimiste et historien des sciences Edmund Oscar von Lippmann (1857-1940) et le philologue Wilhelm Gundel (1880-1945), Kimiya viendrait de l'Egyptien Kam-it ou Kem-it, "Noir", ce qui évoquerait "La Terre Noire". Pour les musulmans (cf: Encyclopédie de l'Islam) al-Kimiya évoque le "Noir", avec toutefois la complémentarité d'un synonyme, al-iksir ; "Elixir". Le terme est passé en français au XIVe siècle en passant par l'espagnol et le catalan (fin du XIIIe siècle par Raymond Lulle), puis le latin médiéval (alchemia). Les mots alchimie et chimie sont restés synonymes jusqu'au XVIIIe siècle et l'apparition de la chimie moderne. Il faut aussi remarquer que le mot xxx est composé de deux mots xxx et yyy qui signifient respectivement "appliquer le feu à un objet" et eau. C'est l'équivalent des deux voies de la recherche spirituelle: la voie sèche et la voie humide."

Dans "Histoire des sciences arabes" de Roshdi Rashed, l'étymologie donnée est la suivante :
"le mot alchimie, comme l'article al- l'indique est arabe (al-kîmyâ’). L'origine du mot kîmyâ’, préarabe,est discutée. Plusieurs hypothèses plus ou moins plausibles ou légendaires ont été avancées. Pour les uns, le mot viendrait de l'égyptien kemi, noir, d'où le grec khèmia qui peut désigner deux choses :
ou bien l'Egypte, la "terre noire" selon Plutarque : l'alchimie serait la science d'Egypte par excellence ;
ou bien le "noir", matière originale de la transmutation, c'est-à-dire l'art de traiter le "métal noir" pour en tirer les métaux précieux.
Pour d'autres, le mot "chimie" pourrait venir du grec khyméia, "fusion", c'est-à-dire l'art de fondre l'art et l'argent. Un texte byzantin (le ouda) dit que Dioclétien fit détruire les livres égyptiens relatifs à la khyméia, à la fusion de l'or et de l'argent.

Ce qui suit est une synthèse de divers textes que vous pourrez retrouver dans la bibliographie.

 Al-Jazari, livre du XIIIe siècle
Al-Jazari, livre du XIIIe siècle

L’alchimie entre dans le patrimoine intellectuel occidental à partir de la fin du XIIe siècle, époque où commencent les traductions en latin des oeuvres alchimiques rédigées par les Arabes.
C'est à partir du VIIème siècle que l'empire arabe s'est constitué et il comprend entre autre, l'Espagne, Alexandrie en Egypte, l'ancienne Perse. A l'est de cet empire se trouvent l'Inde et la Chine. Lors de chacun de ces contacts les dirigeants musulmans ont encouragé la recherche scientifique et la diffusion du savoir qui furent favorisés par la langue arabe, commune à tout l'empire et par l'usage du papier imposé par le calife Harun ar-Rachid (calife de 786 à 809) dans toutes les administrations. On parle d'âge d'or de la science arabe du VIIIème au XIVème siècle. Plus de détails … http://fr.netlog.com/clan/image_islamique/blog/blogID=389106
L'alchimie arabe hérite de l'alchimie chinoise, grecque, perse et indienne.
Via l'Espagne et les croisades, les textes alchimiques de Jâbir Ibn Hayyân connu sous le nom de Geber, de Abû Bakr Muhammad Ibn Zakariyyâ al-Râzi « le célèbre Rhazès» ou d'Aboû Alî Hosayn ibn ‘ Abdillah Ibn Sînâ nommé Avicenne, sont traduits en latin.
Les enjeux intellectuels, politiques et théologiques de la doctrine alchimique mettent en scène les relations entre pouvoirs humains, la connaissance de la matière et les secrets de la création.
Saint Albert le Grand (Dominicain allemand, théologien,savant et philosophe) ( 1193 – 1280 ), Roger Bacon (1214 – 1292) (Franciscain Anglais), Saint Thomas d’Aquin (Italien,formé chez les Bénédictins il rallie le camp des Dominicains) (1226 – 1274), Arnaud de Villeneuve (Médecin d’origine catalane, éduqué par les dominicains, il enseigne à Paris, à Montpellier où il devient recteur) ( 1240 – 1313), Raymond Lulle (Médecin catalan, étudie à Montpellier) (1235 – 1315), Jean de Rupescissa (catalan franciscain), Nicolas Flamel (Ecrivain public, libraire, juré à l’université de Paris) (1330 – 1418) sont les alchimistes les plus connus du moyen âge (pour plus de détails voir la rubrique Grandes figures).

Rosarium Griemiller 
 
L'Alchimie, d'après Serge Hutin, recouvre différents domaines, qui peuvent être groupés en cinq aspects .principaux :
1. Une doctrine secrète, la Philosophie hermétique.
2. Des théories que l'on pourrait qualifier de "scientifiques " sur la constitution de la matière.
3. Un art pratique, dont les buts principaux sont la transmutation des métaux et la médecine universelle.
4. Une mystique.
5. L'Ars magna, alliance curieuse de mysticisme, d'aspirations religieuses, de théosophie et de procédés pratiques, sorte de synthèse des aspects précédents.

" Il a été autant d'alchimistes que de catégories précédemment distinguées : les une s'intéressant presque exclusivement à la transmutation des métaux en or (Chrysopée) ou en argent (Argyropée), d'autres à la médecine; les uns étant surtout des praticiens, d'autres des spéculatifs, qui cherchaient à dissimuler leurs doctrines hétérodoxes sous le voile des allégories et des symboles ; certains furent surtout des mystiques. Mais les maîtres de l' " Art royal " ont cultivé simultanément tous les points de vue possibles.
L'Alchimie a, extérieurement, beaucoup évolué dans le temps : elle n'a acquis en Occident sa physionomie définitive qu'au Moyen Age, parfois même au xvie siècle.
Il n'est donc pas si aisé que d'aucuns le croiraient d'étudier l'Alchimie, d'autant plus qu'il est difficile, même pour un historien averti, de quitter le point de vue de la science contemporaine pour aller chercher, derrière un langage spécial, d'allure étrange, des conceptions qui semblent, à première vue, insolites et extravagantes à l'homme moderne."

 Ouroboros

La pierre philosophale représente pour les alchimistes non seulement le moyen de réaliser la transmutation du plomb en or, mais elle est aussi une promesse d'immortalité.
La fabrication apparaît comme un processus long et complexe. L'alchimiste doit tout d'abord extraire sa matière première des profondeurs du sol, puis procéder en quatre étapes:
rendre la matière liquide,
évaporer l'eau superflue pour obtenir un produit visqueux,
séparer et purifier chacun des éléments de la matière,
enfin réunir ces esprits purs pour former la pierre philosophale.
C'est donc un expert qui doit maîtriser plusieurs techniques:
"L'œuvre au noir", qui est l'art de débarrasser la matière de ses impuretés;
"L'œuvre au blanc", qui permet de fabriquer la pierre blanche transmutant les métaux vils en argent;
"L'œuvre au rouge" qui produit la pierre rouge transmutant le mercure en or.

La phrase latine :Visita interiorem terrae rectificando invenies operae lapidem signifie "descends dans les entrailles de la terre en distillant, tu trouveras la pierre de l'oeuvre"

Je n'irai pas plus loin dans la théorie et/ou pratique alchimique. De très nombreux auteurs le font très bien (voir la rubrique Bibliographie).

Dans l'article, La science dans l'Occident du Moyen-Age, l'auteur nous donne quelques legs scientifiques des alchimistes.
Albert le Grand réussit à préparer la potasse caustique et reconnut la composition du cinabre (sulfure de mercure) ; Raymond Lulle (1235-1315) prépara le bicarbonate de potassium ; Théophraste Paracelse (1493-1541) fut le premier à introduire le zinc, jusqu'alors inconnu ; il introduisit également dans la médecine l'usage des composés chimiques. Les alchimistes furent aussi de très bons connaisseurs et manipulateurs des gaz. Ils développèrent des alambics leur permettant des distillations très élaborées et des fourneaux pour réaliser des cuissons très longues et à température constante.
D'autre part, des pratiques alchimiques très obscures se sont révélées pleines de sens à la lumière de certaines avancées récentes de la science. Ainsi, le raffinage et la purification indéfiniment répétée d'un métal pourraient s'apparenter à la 'fusion de zone' qui sert aujourd'hui à préparer le germanium et le silicium pur des transistors et processeurs. La dissolution qui intervient à une étape du 'Grand Œuvre' doit s'effectuer sous une lumière polarisée (une faible lumière solaire réfléchie par un miroir ou la lumière de la lune), dont on sait maintenant qu'elle possède la caractéristique de ne vibrer que dans une seule direction. Enfin, les élixirs ajoutés par les alchimistes dans leur creuset pour transformer les métaux vils en argent ou en or s'apparentent aux catalyseurs couramment employés dans la science moderne et industrielle pour accélérer les réactions et parfois même rendre possible des réactions thermodynamiquement défavorables…
Nous pouvons aussi nous pencher sur les fondements de la science alchimique. Celle-ci considère que la matière est une, ce qui est illustré par Ourobouros, le serpent qui se mord la queue, et sa devise : 'Un est le tout'. Or nous savons que les molécules sont toutes formées des mêmes particules, électrons, protons et neutrons, eux-mêmes formés de particules encore plus élémentaires. D'où effectivement une unité de tous les éléments chimiques.
Enfin, il est encore plus frappant de constater que le terme de transmutation cher aux alchimistes est désormais employé en physique nucléaire. Il existe même des observations qui donnent corps à l'idée de transmutation du mercure (ou vif-argent) en or : 'Sherr, Bainbridge et Anderson (1941) ont obtenu des isotopes de l'or radioactif par bombardement du mercure avec des neutrons rapides' (Le mercure, éd. Que sais-je ?).

Cette science du Moyen-âge est donc loin d'être un obscurantisme comme on a tendance à le penser. Elle nous a légué quelques savoirs et ouvrages. C'est aussi grâce à son travail de passeur que les humanistes de la Renaissance purent à nouveau s'approprier les textes de l'Antiquité. Pourtant, cette science ne préfigure en rien les bouleversements qui s'accomplirent à la Renaissance et posèrent les bases de la science moderne. Ce furent d'abord la diffusion du savoir grâce à l'imprimerie et aux universités, puis l'arrivée des ingénieurs qui allièrent science et technique, dont le plus célèbre d'entre eux fut Léonard de Vinci au début du XVIème siècle. Cette révolution se caractérise entre autres par une conception différente de la nature, la pratique de l'expérimentation, une mathématisation de la physique lui apportant des outils quantitatifs. Elle permit de faire progresser considérablement des sciences anciennes, Copernic détruisant l'astronomie de Ptolémée, Paracelse la médecine de Galien, et contribua à l'apparition de nouvelles sciences comme la géologie.

a






Or
... (d'après Claire König)

L'or est un minéral très fréquent, on en trouve partout, mais il est toujours peu abondant.

Massif, ou en pépites pouvant peser jusqu'à plusieurs dizaines de kilogrammes.
En paillettes dans les rivières du monde entier.
En filons hydrothermaux quartzeux, placers et conglomérats, pour ce qui concerne ses gisements.

Il fond facilement, est inaltérable au feu et facile à travailler. Il brille. Il a toutes les qualités requises pour être « précieux ».

Reliure du codex Aureus de St Emmeran, IXème siècle, or repoussé et pierres précieuses


Symbole de Râ chez les Egyptiens, quintessence de l'état divin chez les Incas, l'homme sut faire, en or, des merveilles, dédiées à ses dieux, ses rois, ses morts.


Symbole Au
Système: Cubique
Densité: d : 15,5 -- 19,3
Dureté 2,7
Propriétés: Peu dur, très lourd, ductile, malléable
Couleur: Jaune ou rouge ou blanc même vert…
Éclat: Métallique vif
Transparence: Opaque
Très facilement associé à Ag mais aussi à Cu…


Principaux minerais d'or

Calavérite (Au, Ag) Te2 avec une teneur théorique de 43,59% d'or, monoclinique.

Cavalérite ©Webmineral

Krennerite a la même formule mais pas le même système cristallin, rhombique.

Nagyagite Pb13Au2Sb3Te6S16 avec une teneur de 8,33%, système rhombique.

Petzite Ag3AuTe2 ou (Ag,Au)2 Te, teneur de 25% environ, système cubique.

Sylvanite AgAuTe4 ou Te2, teneur d'environ 25%, système monoclinique.

Sylvanite ©Webmineral

Hessite, Ag2Te minéral souvent associé à de grandes quantités d'or.

Hessite ©Webmineral

L'or coexiste très souvent avec l'argent (électrum, alliage naturel) dans les minerais, leur rayons ioniques sont voisins, de même avec le cuivre (sous forme d'auricuivrure, porpezite), plus rarement avec le fer, le mercure, le platine, le bismuth ou l'uranium….Certains minéraux sont souvent associés à l'or : sulfures, quartz, arsénopyrite, cobaltite, pyrite, stibine…


Diagramme triangulaire Au-Ag-Cu qui donne les couleurs de l'or en fonction des concentrations des autres métaux présents

Propriétés atomiques
Numéro atomique Z = 79
Masse atomique 196.96655 u
Rayon atomique 135 pm
Rayon de covalence 144 pm
Rayon de van der Waals 166 pm
Configuration électronique Xe 4f14 5d10 6s1 , c'est le premier élément du tableau à posséder 5 couches électroniques saturées.
États d'oxydation (oxyde) 3, 1 amphotère
Isotopes : 197Au est stable avec 118 neutrons, à l'état naturel. Il semble qu'il existe un isotope radioactif de même masse, son rayonnement très faible et mal défini pourrait avoir une influence sur la croissance des plantes.
196Au avec T1/2 = 5,6 jours.
198Au avec T1/ 2 = 2,7 jours et
199Au avec T1/2 = 3,15 jours.

Propriétés physiques
État de la matière solide
Température de fusion 1337.33 K
Température de vaporisation 3129 K
Volume molaire 10.21 ×10-6 m3/mol
Énergie de vaporisation 334.4 kJ/mol
Énergie de fusion 12.55 kJ/mol
Pression de la vapeur 0.000237 Pa à 1337 K
Vélocité du son 1740 m/s à 293.15 K

Les propriétés mécaniques varient selon les impuretés résiduelles et les traitements que l'or a subis avant le test mais la ductilité, la malléabilité, l'adhésivité des feuilles d'or sont des propriétés très remarquables de l'or. Citons pour exemple qu'avec 1 gramme d'or on peut faire un fil de 2 km ! et qu'on réalise des films d'or d'épaisseur inférieure à 10-5 mm. Avec 30g on peut faire une feuille de 30 m2.

Il en va de même des propriétés thermiques, optiques et électriques. L'or est diamagnétique.
Électronégativité 2.54 (Échelle de Pauling)
Capacité calorique spécifique 128 J/ (kg*K)
Conductivité électrique 09.66 106/m ohm
Résistivité 2,04.10-6 ohm.cm à 0°
Conductivité thermique 317 W/ (m*K)
Coefficient de dilatation linéaire : 14,66.10-6
1er Potentiel d'ionisation 890 kJ/mol
2e Potentiel d'ionisation 1980 kJ/mol
Potentiel d'électronégativité Eo = 1,46 V ou 1,68 V selon les auteurs pour une concentration de 1 ion-gr d'or monovalent pour 1000 gr eau et de 1,38 ou 1,39 pour l'or trivalent.

On peut remarquer quand même :

- que la biréfringence augmente avec la longueur d'onde dans les dépôts cathodiques
- que l'or en couches minces a une résistance électrique anormalement élevée
- que la résistivité d'un dépôt d'or de 2 micromètres à 20° est plus grande que celle de l'or compact
- que l'or est le métal le plus électronégatif, ce qui lui donne de nombreuses applications industrielles… les bains utilisés sont des chlorures, bromures, cyanures ou ferrocyanures…

L'or pur est inaltérable
C'est vraisemblablement cela qui en fait un métal si prisé, plus que sa rareté. Cela lui a aussi donné une grande charge symbolique, dès sa découverte par l'homme. Inaltérable, comme les dieux éternels, éclatant comme le soleil : son nom vient du latin aurum, signifiant aurore. En grec, or se dit chrysos, une statue d'or et d'ivoire est dite chryséléphantine ; de même chrysanthème se traduit par « fleur d'or »… L'or symbolise ainsi le pouvoir et le divin.

L'électrum est un mélange solide d'or et d'argent ©Webmineral

Comment expliquer cette caractéristique ?
L'or est un métal noble, il est pauvre en électrons disponibles pour former des liaisons chimiques, dits électrons de valence. Il résiste remarquablement à l'action des produits chimiques.
Avec l'or, encore plus qu'avec le platine, le palladium ou l'argent, car dans son atome, les orbites sur lesquelles se distribuent les électrons sont fortement serrées. Cette configuration est à l'origine de son fort potentiel d'ionisation, de sa densité et de son éclat jaune. Il ne peut donc pas se combiner avec l'oxygène : il ne s'oxyde pas, ni ne se ternit.

Propriétés chimiques de l'or

Action des acides sur l'or
Quelques acides concentrés à chaud entraînent une certaine solubilité non négligeable par exemple dans le cas de l'acide nitrique concentré bouillant ! mais l'acide sulfurique et phosphorique sont sans effet en dessous d'une température de 250° 
En revanche une combinaison de 2 acides l'un servant d'oxydant à l'autre attaque l'or et le dissout : il s'agit de l'eau régale un mélange d'acides chlohydrique et nitrique.

Action catalytique de l'or 
De très nombreuses réactions sont signalées dans la littérature en chimie minérale :
- synthèse de l'eau entre 130 et 150° en présence d'or réduit
- synthèse de l'eau oxygénée à partir d'un mélange équimoléculaire d'hydrogène et d'oxygène sur un fil d'or chauffé électriquement.
- oxydation du monoxyde de carbone par l'oxygène ou le chlore moléculaires
- décomposition du protoxyde d'azote

mais l'or n'est pas un catalyseur d'hydrogénations organiques sauf pour la transformation de l'acétylène en éthylène et pour la réduction (chimie organique) du nitrobenzène en aniline.

Or natif sur quartz

L'expérience de Rutherford

L'or est aussi à l'origine d'une découverte fondamentale, celle de la structure de l'atome.

Lord Ernest Rutherford naquit en 1871, en Nouvelle-Zélande, et fit ses études dans deux universités différentes pour ensuite commencer sa carrière en enseignement de la physique à l'Université McGill à Montréal de 1898 à 1907. Il continua dans ce domaine les douze années qui suivirent, mais dans des universités différentes. C'est en 1919 qu'il fut professeur de physique expérimentale et directeur du laboratoire Cavendish, à l'université Cambridge. En 1920, il occupa également une chaire de professeur, à l'Institution royale de Grande-Bretagne, à Londres.
Rutherford fut l'un des premiers et des plus importants chercheurs dans le domaine nucléaire. En 1896, la radioactivité fut découverte par Henri Becquerel. À ce moment, on comprit très vite que les rayonnements émis par l'uranium appartenaient à trois catégories différentes. Rutherford baptisa ces rayons alpha, bêta et gamma, du nom des trois premières lettres de l'alphabet grec. Les rayons gamma étaient semblables aux rayons lumineux, à la différence près que leur longueur d'onde était extrêmement courte. Les rayons bêta étaient des flots très rapides d'électrons. Tandis que les rayons alpha, présentaient une innovation. Ils étaient des courants de particules bien plus massives que les électrons soit de 7000 fois plus massives. Malgré cela, les rayons alpha paraissaient vraiment petits, puisqu'ils pouvaient traverser de fines couches de matière, ce qu'aucun atome ne pouvait exécuter.
C'est pour cela que Rutherford décida de prendre des rayons alpha pour réaliser son expérience. Ernest avait pour but de découvrir la structure de l'atome en observant les trajectoires des rayons alpha à travers la matière. Son expérience était tout simplement de bombarder une feuille d'or avec des rayons alpha.

Exp Rutherford

Un écran était placé à l'arrière afin de bien percevoir les résultats. Il pouvait faire cette observation lorsqu' apparaissaient des points brillants qui indiquaient à quel endroit les particules touchaient l'écran. Avec cette expérience, Rutherford s'attendait à une simple petite déviation, mais à sa grande surprise, ce n'est pas du tout cela qu'il a obtenu. Il a obtenu plutôt ceci:

Feuille or Rutherford

Plus précisément, cela veut dire qu'une très grande majorité des particules alpha traversaient la feuille d'or (3), tandis que d'autres déviaient lors du passage dans la feuille (1) et finalement, une très petite quantité de particules rebondissaient fortement en frappant la feuille d'or (2) d'une épaisseur très minime, soit d'un demi-micromètre. Rutherford fit connaître son interprétation en 1911.Il en tire rapidement une conclusion qui remet en doute l'idée jusque-là admise que les atomes sont des sphères pleines.
Une théorie révolutionnaire apparaît alors : l'atome est constitué principalement de vide. La théorie nucléaire de la matière est née.
S'en suit la mise au point d'un nouveau modèle, la théorie du noyau atomique de Rutherford, très vite complété par le modèle imaginé par un physicien danois du nom de Niels Bohr qui a longtemps travaillé avec Ernest Rutherford.

Modèle atomique de Rutherford repris par Bohr

En 1913, Bohr ébauche un modèle qui portera son nom. Les atomes sont faits de noyaux de taille négligeable face à celle de l'atome entier, noyaux qui représentent toutefois la quasi-totalité de la masse de l'atome. Autour de ce noyau se trouve un "cortège" électronique. Les électrons sont situés sur des orbites fixes et se déplacent autour du noyau un peu comme les planètes autour du Soleil. D'où le terme de "modèle planétaire" souvent employé pour définir le modèle de Bohr. Ce modèle a la particularité de permettre l'application de la théorie des quanta d'énergie. Les électrons peuvent "sauter" d'une orbite à une autre par gain ou perte d'un quantum d'énergie.

En résumé

- L'atome est surtout constitué de vide, puisque la plupart des rayons alpha traversent la feuille d'or, comme s'il n'y avait pas d'obstacle.

- La masse de l'atome est concentrée en un point que Rutherford appela noyau. De plus, la charge de ce noyau est positive, car les particules alpha sont repoussées par le noyau.

- Le noyau est extrêmement petit et dense puisqu'il n'y a qu'une très petite portion des particules qui rebondissent.

- L'atome est neutre, c'est-à-dire qu'il y a autant de charges positives que de charges négatives.

- Les charges négatives, de masse négligeable, quant qu'à elles, gravitent autour du noyau.

Cette théorie relative à la structure atomique et ses travaux en physique nucléaire lui valurent le prix Nobel.

Gisements et extractions

La Medulas, Espagne
Le paysage incroyable de Las Medulas, situé dans la province du Leon et patrimoine de l'humanité depuis 1997, n'est pas dû à une érosion naturelle. Non, il s'agit de l'impact de l'activité d'extraction de l'or par les Romains au I et IIèmes siècles de notre ère.

Las Medulas Espagne

Cette mine était une des plus grandes exploitations romaine à ciel ouvert. Il s'agit d'un dépôt d'érosion alluvionnaire du Miocène provenant de la Cordillère Cantabrique.
Dans les régions minières d'Espagne les Romains possédaient environ 500 mines et parmi elles, las Medulas. 60000 esclaves travaillaient dans ces mines et les Romains en tiraient probablement autour de 20000 livres d'or par an ce qui représente 5 tonnes pendant les 200 ans de son activité. Et ce qui représente aussi de remuer quelques 300 millions de mètres cube de sédiments.
Le géographe et naturaliste romain, Pline le Vieux, nous décrit la méthode d'extraction de l'or utilisée par les Romains. Il s'agissait de construire de grands réservoirs dans les parties hautes des montagnes, réalisant un réseau de sillons qui descendaient par les versants. L'eau, jetée tout d'un coup, traînait derrière elle, de façon turbulente, la terre vers les parties les plus basses, où les lavoirs étaient placés. Des fois, l'eau entrait dans un réseau très complexe de puits et galeries creusés dans la montagne, où l'effet des trombes d'eau provoque des écroulements. Voilà pourquoi Pline le Vieux a appelé tout le processus « ruina montium ». Le plus intéressant du système d'exploitation était le réseau de canaux, presque 400 km, qui venaient des Montes Aquilanos et qui arrivaient jusqu'au gisement.

Pépite

Après deux siècles d'exploitation, les Romains se sont retirés, laissant derrière eux un paysage dévasté. Étant donné l'absence d'activités industrielles ultérieures dans cette région, les traces spectaculaires de cette technique ancienne (l'utilisation de la puissance hydraulique) sont partout visibles, sous forme de pentes montagneuses dénudées et de vastes zones de résidus miniers.

La production d'or au 19ème siècle

La production d'or avance en fonction des grandes découvertes de gisements d'or et de nouvelles techniques de production. (Voir chapitre sur les ruées vers l'or).

- La Californie
En 1848, de l'or est découvert en Californie par James Marshal et August Sutter dans le canal d'écoulement d'une scierie. En 1849, un gisement d'or est découvert dans la Sierra Nevada, dès lors commence le développement de la célèbre « mother lode » longue de 200km. 1890, dans le Colorado, on découvre de l'or à « Cripple Creek », le minerai a une teneur en or de 19 onces.

- L'Australie
En 1850, Hammond Hargraves trouve de l'or dans un affluent de la rivière Macquarie dans le New South Wales. En 1851, on découvre de l'or à Ballarat et à Bendigo Creek. Néanmoins, les meilleurs gisements d'or alluvionnaire sont vite épuisés.

- L'Afrique du sud
Les diamants sont découverts en Afrique du sud avant l'or. C'est en 1886 que G. Walker découvre de l'or en piochant pour extraire des pierres pour construire une ferme. Il connaît les gisements Australiens, il reconnaît la roche porteuse d'or. C'est un gisement à faible teneur d'or proche de Johannesburg , le Witwatersand.

- Le Canada
En Colombie britannique, l'or est exploité depuis 1860, les sites sont des "placers" et des gîtes "filoniens". Mais en 1896, Robert Henderson et George Washington Carmack découvrent de l'or dans la rivière Klondike. C'est au XXème, en 1991, que la production canadienne d'or atteint un sommet inégalé de 175,3 tonnes... Si le prix de l'or devait osciller autour des niveaux atteints, la mise en chantier de nouvelles mines d'or, et la production canadienne enregistreraient un nouveau record.

- L'Alaska
En 1898, trois scandinaves, Jafet Linderberg, John Brynteson et Erik Lindblom découvrent de l'or sur le fleuve Anvil.

Mais aussi : Suède, Russie (Sibérie), Iran Barat (Iran Occidental), Brésil, Chili, Colombie, Pérou, République Dominicaine, USA, Nouvelle-Zélande, Zimbabwe …


Extraction et purification des minerais de gisements primaires.

Il faut d'abord trouver le gisement. Les méthodes géologiques traditionnelles sont bien entendu toujours appliquées mais il vaut la peine de mentionner une méthode originale dont la mise au point est en cours avec une multinationale canadienne : la prospection par les termitières en Afrique du Sud. La prédilection des termites pour la construction les oblige à chercher le matériel en profondeur dans le sol, jusqu'à 100 m dans certains cas et ce sol profond n'a pas été lessivé par les pluies. Elles remontent donc de tout, y compris des particules d'or de 3 micromètres à 3 millimètres qu'elles incorporent à leur construction. Sur 5700 termitières testées, 86% contenaient de l'or….cette méthode originale ramène le temps de prospection de 2 ans à 4 mois, ceci est évidemment très intéressant. Vu le prix exorbitant des forages, on peut ainsi choisir les endroits.
Une fois trouvé le gisement, pour savoir si un minerai est rentable on fait d'abord une analyse du gisement.

Types de gisements
La méthode traditionnelle de test est la fusion plombeuse en présence de borax. Le bouton de plomb enrichi est soumis à un courant d'air chaud qui oxyde les métaux. Le Pb et les métaux non précieux se fixent sur les parois (coupellation) et les métaux précieux forment un noyau inaltéré. Ce dernier est fondu avec une quantité d'Ag telle que le taux d'or soit de ¼ environ (quartation) en poids. Après laminage on attaque à chaud avec l'acide nitrique concentré et si le minerai contient du platine il faut répéter cette attaque plusieurs fois.

Une fois le gisement en exploitation, le broyage du minerai se fait jusqu'à une granulométrie suffisante, dans des broyeurs et des moulins avec des billes d'acier, pour effectuer une flottation. La présence d'argent et de cuivre nuit cette étape. Un tamis, trie les granulats et les gros cailloux sont renvoyés à concasser en tête de chaîne. Deux broyages successifs sont souvent nécessaires. Ils se font avec de l'eau et donnent une pulpe liquide dont la teneur est, en moyenne de 15g par tonne.
Puis vient la flottation : un traitement physico- chimique dont le principe est le suivant : le quartz ne peut flotter par contre le mispickel (arsénopyrite contenant l'or) flotte car il est hydrophobe. Récupéré, il forme un concentré de flottation qui atteint alors 500g d'or par tonne.
L'amalgamation se fait en envoyant la suspension aqueuse sur des tables vibrantes et inclinées d'amalgame de cuivre. Le fer est enlevé par aimantation et l'or déplace le cuivre on obtient un enrichissement en or jusqu'à 40% à 50%.
L'extraction n'est pas complète à ce stade, y échappent les particules trop fines et les particules enrobées de silicates ou de sulfures qui sont inertes. On peut augmenter le rendement de cette étape en faisant circuler la suspension entre 2 plaques avec une différence de potentiel. L'une d'elles amalgamée tient lieu de cathode. Jusqu'en 1936 les 2/3 de l'or était extrait par voie mercurielle.
La chloruration n'est pour ainsi dire plus pratiquée de nos jours.
La cyanurisation en revanche l'est et permet une purification à 90%. La méthode fut découverte par Scheele en 1788 et appliquée dès 1889 (procédé Mc Arthur-Forrest, 1887)

Cyanurisation
On peut extraire l'or par lixiviation avec une solution de cyanure en introduisant de l'air, si bien que l'on obtient un complexe de cyanure: réaction de Elsner.

4 Au + 8 NaCN + O2 + 2 H2O ? 4 NaAu(CN)2 + 4 NaOH

Selon certains auteurs cette réaction se ferait en 2 étapes.

Une solution de cyanure N/100 dissout seulement 10-4 at-gr d'or par litre….l'oxygène ou l'eau oxygénée favorisent la réaction.

Les solutions de cyanures peuvent être alcalinisées par ajout de chaux qui empêche le déplacement de l'équilibre par le gaz carbonique et favorise la floculation. La solubilité maximum de l'or correspond à une concentration de cyanure de 25% qui empêche ainsi la dissolution des métaux communs.

Voilà pour les procédés de base. Il existe de nombreuses variations selon les minerais.

Précipitation par la poudre de zinc
On peut libérer l'or du complexe par électrolyse ou par réduction avec du zinc.

2 NaAu(CN)2 + Zn ? Na2Zn(CN)4 + 2 Au


Il faut être en milieu alcalin pour empêcher la précipitation du cyanure de zinc. Le zinc doit être en excès, en effet théoriquement il faut 1 Zn pour 3 Au alors qu'en réalité la réaction se fait bien si on a pratiquement 100 Zn pour 1 Au ! Il y a souvent un monde entre la théorie et la pratique.
L'extraction par charbon actif . C'est une méthode très intéressante, rapide et facile ; de nouvelles technologies apparaissent sans cesse ; le problème est que les coûts d'installation d'une usine de traitement sont tels que la rentabilité empêche la modernisation à l'apparition de chaque nouvelle technologie.
L'extraction de l'or est toujours polluante, très polluante mais certaines usines, de plus en plus, font attention et recyclent leurs matériaux.

De nombreuses mines d'or ont été exploitées en France, en voici une carte

Carte de l'or en France métropolitaine

L'ouverture de l'Ecole des mines de Paris répondait à la nécessité de former des spécialistes français, il était grand temps de rattraper les écoles allemandes et anglaises. La Gardette, d'ailleurs, découverte en 1781, fut le premier événement qui remit en question la sacro-sainte théorie de l'or filonien et mis aussi un point final à ce scepticisme français datant du XVIIème quant à l'existence de mines d'or en France. Mais, plus que l'or, ce sont les très beaux cristaux qui firent la célébrité de cette mine. Cependant le premier lingot fut coulé en 1786, des médailles frappées et distribuées à tout va, qu'importe, le Trésor allait être renfloué avant longtemps ! L'exploitation s'arrêta en 1787.

Pépites du Rhône

Napoléon créa le code minier en 1810 mais la recherche aurifère ne prospérait pas en France. Il fallut attendre 1859 pour que Maillard fasse paraître quelques notes sur les mines de Saint Yrieix-la-Perche et les choses en restèrent là jusqu'en 1887(Mc Arthur-Forrest). Même cette découverte ne fit pas bouger les choses immédiatement ! Décidément les Français n'y croyaient pas ! Il fallut une nouvelle génération de scientifiques, avec Marius Esparseil, pour débloquer la situation à Salsigne , La Bellière, La Lucette et Le Châtelet.


Entrée de la mine du Chatelet, F. début XXè

Après la Seconde Guerre Mondiale et les accords de Bretton Woods de 1944, le prix de l'or descend et plus aucune société ne s'intéresse à la prospection.

Salsigne
Plusieurs sites miniers ont été exploités dans la région de Salsigne depuis l'Antiquité. La découverte de l'or date de 1892 mais son exploitation a débuté au début du siècle. Plusieurs concessions ont été attribuées mais celle de Salsigne devient assez vite prépondérante.
Jusqu'en 1939, le minerai subit un triage manuel à la mine ; les femmes mettent le minerai extrait dans des corbeilles , rejetant la roche stérile , agenouillées 10 heures par jour et 6 jours par semaine, hiver comme été.
MOS (Mine d'Or de Salsigne) exploite jusqu'en 2004 la mine de Salsigne et a construit ses propres installations de traitement sur le site de la Combe du Saut.

Différents procédés se sont succédés durant plus de 90 ans :
L'hydrométallurgie : broyage et séparation des sulfures métalliques du minerai et de la gangue sans transformation chimique, à l'exception de la cyanuration qui ne provoque que des complexes entre les cyanures et l'or ou l'argent.
La pyrométallurgie : chauffage du minerai qui engendre un changement d'état des constituants et une transformation des sulfures en oxydes. Il permet une séparation entre les éléments volatils (soufre, arsenic, bismuth, antimoine, plomb, une faible part du cuivre) et ceux qui le sont moins (fer, silicium, aluminium, cuivre, argent et or). Les éléments plus volatils se retrouvent dans les fumées sous formes de produits purifiés (présentant des concentrations élevées) issus de cette séparation très sélective des oxydes.

Au total jusqu'en juin 2001, 12,2 millions de tonnes de minerai ont été traités sur le site pour produire 830 000 tonnes de matériaux commercialisés. L'inventaire des déchets du site atteint une masse totale d'environ 11,6 millions de tonnes. Les impacts du site sur l'environnement ont été notables dans le passé et notamment avant la réalisation de dispositifs de traitement efficaces des eaux et des fumées (aux environs des années 1970) et lors de la modification du dispositif de traitement par SEPS (1992-1996).

Formation des gisements aurifères
Les minerais d'or se développent au contact des failles nord-sud qui recoupent les schistes, les grès et les calcaires dolomitiques paléozoïques dans des filons de quelques mètres d'épaisseur. Noyés dans une gangue quartzique, leurs minéraux opaques métallifères les plus abondants sont des sulfures: le mispickel, la pyrite et la pyrrhotite tandis que la galène et la chalcopyrite sont fréquentes. Minéralisation éruptive liée au granite et au volcanisme acide dans une zone de subduction.

La pollution
Le stérile contient entre 1 et 5% d'arsenic ; ça tue les châtaigniers, mais pas les bruyères ! Les eaux de ruissellement sont très acides pH=2.
Le ruisseau est rouge d'arséniate ferrique. Il n'y a pas de faune aquatique, mais des algues vertes dans les eaux acides et une bactérie Leptothrix; Ces êtres simples s'entourent d'une croûte cristallisée d'arséniate ferrique et peuvent précipiter 80% de l'arsenic. Des empoisonnements à l'arsenic (dermatoses, troubles gastro-intestinaux…), par l'eau potable sont signalées à Villalier dès 1965.

Les maladies professionnelles
Au cours des années 1970 , un nombre élevé de cancers du poumon est relevé à l'hôpital de Carcassonne, mais ce n'est qu'en 1985 que l'arsenic soluble est reconnu comme étant à l'origine du cancer bronchique, maladie professionnelle. Une enquête épidémiologique lancée à l'automne 1997 conclut que, concernant l'arsenic et les thiocyanates, les enfants présentent des concentrations plus élevées que les adultes: en jouant, ils ingèrent et inhalent plus de poussière. En fait plus de 10 000 personnes autour du site sont touchées; la contamination est propagée par l'air et l'eau.

Les jardins empoisonnés de la vallée de l'Orbiel
Après les inondations de novembre 1996 , on interdit la vente des salades et du thym contaminés à l'arsenic par l'Orbiel ; en 1997 , la préfecture lançait un plan d'étude et la surveillance de cette vallée : végétaux, eaux , sols ; chaque année un arrêté interministériel interdit la consommation des légumes feuilles. Alors que les fruits et la plupart des légumes racines ne sont pas atteints. La chair des poissons en 2000, on notait une augmentation de la teneur en arsenic mais il n'y a pas de norme tandis que le taux de plomb était 3 fois plus élevé que la norme.

La réhabilitation du site est en route. La mine d'or comporte 450 000 m3 de terres polluées confinées sur 10 hectares. La société Scetauroute a réalisé la maîtrise d'œuvre selon la loi MOP des opérations suivantes :
- Confinement des déchets après excavation,
- Stabilisation de certains déchets,
- Réalisation d'une couverture étanche,
- Revégétalisation.
- Construction d'ouvrage de gestion des eaux.






Légère histoire de la distillation
... (tirée de http://www.oldcook.com/histoire_alcool.htm)

Distillation des huiles aromatiques pour la parfumerie dans l'Antiquité, distillation de l'eau de vie au Moyen-Age, alcool de consommation à partir du 15e siècle.

Antiquité
Nous sommes vraisemblablement dans le domaine des huiles aromatiques et de la parfumerie, mais pas encore dans le domaine de la distillation de l'alcool.

Alambic de Tepe Gawra
Alambic de Tepe Gawra (Irak) d'après Roget J. et Garreau Ch. 1990
Des vases (dont l'un de 37 l avec une collerette de 2 l), considérés par les archéologues comme des alambics primitifs, ont été trouvés dans le nord de l'Irak (Tepe Gawra, Mésopotamie).
Ils sont datés de - 3500 ans.

Il semble que ces techniques de distillation aient été également connues des civilisations de l'Indus au 3e millénaire avant J.C. (fouilles de Mohenjo Daro).

Pour Liliane Plouvier, historienne de Bruxelles, spécialisée dans l'histoire de l'alimentation et de la confiserie en Europe, il semblerait que l'antiquité connaisse bien la distillation hydraulique mais pas l'alambic qui permet la distillation de l'alcool. Il est en effet relativement simple de récupérer de la vapeur d'eau qui se condense sur le couvercle d'un récipient. Ensuite, par simple décantation on récupère de petites quantités d'huiles que contenait une décoction de plantes aromatiques, pour les utiliser en parfumerie. En revanche, pour obtenir de l'alcool en quantité suffisante, il faut refroidir rapidement les vapeurs d'alcool avec de l'eau froide (technique du serpentin). Et ce procédé n'a été inventé, semble-t-il, qu'au Moyen Age.

Moyen Age

Nous sommes dans le domaine de la médecine et de l'alchimie : on fabrique des "élixirs de longue vie ou eau de vie".

Liliane Plouvier distingue donc la distillation hydraulique et la distillation alcoolique. Elle explique, dans Les origines de l'art distillatoire, que les alchimistes arabes et perses, à la recherche de la pierre philosophale, s'intéressent à la distillation et mettent au point l'alambic. En résumé, elle indique 2 médecins arabes qui ont fait progresser le procédé de distillation de l'alcool :
Quelques vertus de l'eau ardente :
Elle cuit un oeuf, les viandes cuites ou crues, elle les conserve..., si on y met des herbes, elle en extrait les vertus... Elle aiguise l'esprit si on en prend avec modération, rappelle à la mémoire le passé, rend l'homme joyeux au dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sénilité...Elle fait disparaître les rougeurs de la gorge si on se gargarise fréquemment... Et si on la retient dans la bouche, elle délie la langue, donne de l'audace, si quelqu'un de timide de temps en temps en boit...
(Traduction abbé Loubès in dossier de presse du Bureau National Interprofessionnel de l'Armagnac)

 L'eau ardente est utilisée en cuisine assez tardivement (à partir du 16e siècle), mais nous avons trouvé 2 recettes anglaises du 14e siècle utilisant de l'eau ardente : une recette de claré, potus clareti pro domino, qui emploie un quart de pinte d'aqua arduant avec des épices et du miel, pour faire du claré. La deuxième recette provient du Forme of Cury (1390). La recette d'entremets appelée "chastlet" (un pâté en forme de château) se termine par les mots suivants : Serve it forth with ew ardant (Servez avec de l'eau ardente). Faut-il arroser le pâté d'alcool, comme on le ferait avec de l'eau de rose ? Faut-il flamber l'alcool comme s'il y avait un canon qui crache le feu ? Faut-il boire de l'eau ardente en accompagnement du pâté ? Il n'est pas toujours facile d'interpréter correctement une recette médiévale.

Quelques origines linguistiques :

A partir du 15e siècle, nous sommes dans le domaine des alcools de consommation.





Bibliographie

Histoire et images médiévales n°17, Dossier "L'alchimie au moyen âge"

Caron, Michel, Hutin, Serge, Les Alchimistes, Paris, Le Seuil, 1959

Eliade, Mircea, Forgerons et alchimistes, Champs, Flammarion, 1977, 209 p.

Halleux, Robert, Les textes alchimiques, Turnhout, Brepols, 1979, coll. « Typologie des sources du Moyen Âge occidental », 153 p.

Hutin, Serge, Les alchimistes au Moyen Âge, Paris, Hachette, 1995, 221 p., coll. « La vie quotidienne, civilisation et société », 221 p.

Hutin, Serge, L'alchimie, PUF, 1999, coll. « Que sais-je ? », 128 p.

The Alchemy web site
Sans doute le meilleur site consacré à l'alchimie avec références de livres, d'articles, d'images et de manuscrits
http://www.levity.com/alchemy/index.html

Godefroy de Nancey, membre de l'association de reconstitution médiévale Les Compagnons de Valérien http://compagnonsdevalerien.over-blog.com/
L'alchimie et ses textes(XIIe-XIIIe s.) (1)
http://compagnonsdevalerien.over-blog.com/article-5004059.html
L'alchimie et ses textes (XIIe-XIIIe s.) (2)
http://compagnonsdevalerien.over-blog.com/article-5004470.html
La théorie des quatre éléments
http://compagnonsdevalerien.over-blog.com/article-5065400.html

Sébastien Moureau membre de Cyclopes http://cyclopes.fltr.ucl.ac.be/index.htm
Encyclopédies comme images du monde et comme vecteurs d'échanges intellectuels dans l'Islam et l'Occident au Moyen Age
Projet FSR de l'Université catholique de Louvain

Gallica, bibliothèque numérique http://gallica.bnf.fr
Berthelot, Marcellin. Origines de l'alchimie
Cinq traités d'alchimie des plus grands philosophes
Figuier, Louis (1819-1894). L'alchimie et les alchimistes

Persée http://www.persee.fr/
Publication électronique de revues scientifiques en sciences humaines et sociales

Theatrum chemicum
Electronic facsimile edition of Lazarus Zetzner's collection of alchemical texts
http://www.wbc.poznan.pl/Content/11637/tc-tocs.html 

Julius Ruska's digital library http://juliusruska.digilibrary.de/digital_library.html 
Julius Ruska's digital library aims at the complete digital collection of his works at one place. The project most of all shall support researchers in history of science but also is dedicated to all other interested readers.

AVICENNE. Artis chemicae principes Avicenna
http://web2.bium.univ-paris5.fr/livanc/?cote=75697&do=chapitre

Liste de textes hermétiques à télécharger sur l'alchimie métallique et l'alchimie interne http://pagesperso-orange.fr/chrysopee/somalc.htm





Grandes figures

La plupart des travaux remarquables du Moyen-Age furent réalisés par des savants de la seconde partie de cette période. Saint Augustin est une exception notable, mais il marqua plus le modèle de pensée occidental qu'il ne fit de réelles découvertes. On lui doit notamment la conception du temps comme un processus linéaire. Voici donc quelques-uns de ces savants dont les travaux se sont perpétués jusqu'à nous.

Robert Grosseteste Robert Grosseteste (env. 1168 - 1253)
Etudiant de l'université de Paris, il fut d'abord un ecclésiastique et professeur de théologie à Oxford. Très intéressé par la physique, il mit à profit sa connaissance des écrits d'Aristote pour s'intéresser également à la nature de la recherche scientifique. C'est ainsi qu'il posa les bases des sciences expérimentales, avec le cheminement observations / déductions de la cause et des principes composant ces causes / hypothèse / observation réfutant ou vérifiant l'hypothèse. Il considérait l'optique comme la science physique fondamentale, et l'optique et l'astronomie comme subordonnées à la géométrie. En optique, il s'intéressa au comportement des rayons lumineux (inspiré par l'ouvrage d'Al-Haytham) : rayons directs, réfléchis ou réfractés, formation de l'arc-en-ciel… Il donna même la première description de principe du télescope. Il s'intéressa également au son. Son influence fut très grande, notamment grâce à son enseignement (qui débordait donc du strict cadre de la théologie).

Roger Bacon Roger Bacon (1214-1294)
Il fut élève de Robert Grosseteste, qui l'amena à se passionner littéralement pour les mathématiques et l'optique. Ses conceptions scientifiques étonnent encore aujourd'hui par leur clairvoyance ; il considérait notamment qu'il existe quatre obstacles à l'appréhension de la vérité des choses : 1) 'une autorité débile et compétente', 2) de vieilles habitudes, 3) une opinion publique ignorante, 4) la dissimulation de l'ignorance individuelle sous une apparence de sagesse. Ses conceptions avaient trois siècles d'avance, même s'il faut bien voir que la science expérimentale telle qu'il la considérait relevait plutôt de la magie naturelle (magia naturalis), qui est un savoir immédiatement acquis et sans intervention d'expériences. Il se fit franciscain à l'âge de 40 ans, ce qui ne lui valut que des ennuis, comme ce conflit avec Saint Bonaventure (général de l'ordre des franciscains). C'était sa croyance en la primauté de la raison et de la philosophie sur la foi ainsi que son intérêt pour l'astrologie et l'alchimie qui le firent mal voir et l'amenèrent tout droit en prison.

Albert le Grand Albert le Grand (1193-1280)
Jeune homme de bonne famille, il fit ses études à l'université de Padoue puis entra chez les dominicains, ce qui l'amena à devenir évêque mais avec une vocation pour l'enseignement. Il découvrit l'œuvre d'Aristote en 1240 et voulut à tout prix la commenter malgré le risque (les ouvrages scientifiques d'Aristote n'avaient été de nouveau autorisés qu'en 1234 et l'Eglise freinait toujours la diffusion de la science grecque). C'est ce travail de commentaire et de diffusion monumental qui le rendit célèbre, bien qu'il garda son esprit critique vis-à-vis de certaines idées d'Aristote et qu'il s'intéressa également à la théorie atomiste de Démocrite. Il donna aussi une grande part à l'observation de la nature et même des animaux comme Aristote. Il entreprit notamment l'étude du développement du poulet en observant le contenu d'œufs pondus depuis des laps de temps différents, observa le développement de poissons et de mammifères et se fit quelques idées précises sur la nutrition du fœtus. Il établit également une classification systématique des végétaux. Pourtant, si son orthodoxie fiable le mettait à l'abri des poursuites de l'Eglise, il existait toujours un désaccord profond entre la doctrine chrétienne et la pensée grecque païenne. Et c'est Thomas d'Aquin qui permit la synthèse de ces deux courants de pensée.
Voici comment Claude Gagnon, Docteur en histoire des sciences, philosophe et philologue, présente Albert le Grand :
"Dès son vivant, les multiples observations et expériences scientifiques du maître de Thomas d'Aquin lui valurent un halo de mystère et, une fois décédé, de multiples recueils d'alchimie et de magie circulèrent sous son nom, dont l'ouvrage éponyme qu'est Le Grand Albert, aujourd'hui encore le plus populaire.
Parmi tous les ouvrages d'alchimie et de magie que l'on a attribués à ce célèbre philosophe, son traité consacré aux minéraux, le De Mineralibus, dont l'authenticité ne fait aucun doute, permet de statuer sur l'opinion précise qu'il avait de l'alchimie puisque la question y est abordée de front."
Vous pouvez trouver le texte, '' L'alchimie d'Albert le Grand '', dans son intégralité sur  http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Alchimie--Lalchimie_dAlbert_le_Grand_par_Claude_Gagnon

Thomas d'Aquin Thomas d'Aquin (env. 1225-1274)
Après ses études, il entra chez les dominicains à l'âge de 20 ans et fut envoyé à Paris pour y parfaire son instruction. Son enseignement à Paris et à Naples concerna la théologie, avant qu'il ne s'intéresse aux nouveaux savoirs grecs qui mettaient Paris en effervescence. Il en vint donc à écrire des traités d'abord prudents puis polémiques, qui le firent condamner deux fois, dont une fois trois ans après sa mort. Pourtant, ses textes affirmaient que les chrétiens orthodoxes n'avaient rien à craindre de la philosophie païenne, qui donnait seulement une interprétation de la création visible de Dieu, complémentaire et non antagoniste de ses aspects invisibles. Cette réconciliation qu'il proposait fut reconnut comme une avancée quelques années après sa mort, et il fut canonisé en 1323.

Guillaume d'Ockham

Guillaume d'Ockham (né vers 1285)
Né près de Londres, il fut l'un de ceux qui diffusèrent l'enseignement de Thomas d'Aquin. Mais il est surtout resté célèbre pour son principe philosophique d'économie, le 'rasoir d'Ockham', qui pose qu'il ne faut pas multiplier les causes au-delà du nécessaire.
Guillaume d'Ockham va plus loin que saint Thomas d'Aquin dans l'affirmation de la séparation de la raison et de la foi, en posant qu'il n'y a pas de hiérarchie entre la philosophie et la théologie, que la première ne peut devenir la servante de la seconde, car il n'y a aucun rapport entre elles. De même que la science et Dieu ne se rencontrent pas, Guillaume d'Ockham considère que le pouvoir temporel est d'un autre ordre que le pouvoir spirituel. Il accuse à son tour le pape d'Avignon Jean XXII d'hérésie et de se mêler de ce qui ne le regarde pas pour l'élection de l'empereur du Saint Empire. Six siècles avant que ne commence à prendre une certaine ampleur le principe de la séparation de l'Église et de l'État, Guillaume d'Ockham aura été un précurseur de la laïcité et de la distinction du domaine religieux face au profane, à la science et au sacré. En cela, il se place en continuateur et en modérateur de l'œuvre de Marsile de Padoue.
Guillaume d'Ockham s'est également intéressé à la science. Ainsi, c'est lui qui a introduit, en 1323, la différence entre ce qu'on appelle le mouvement dynamique (que nous engendrons) et le mouvement cinétique (engendré par des interactions, dont des collisions).

Arnaud de
Villeneuve Arnaud de Villeneuve (Médecin d’origine catalane, éduqué par les dominicains, il enseigne à Paris,à Montpellier où il devient recteur) ( 1240 – 1313)
Arnaud de Villeneuve (1238-1311 ou 1313) fut un médecin, alchimiste, théologien et astrologue célèbre du XIIIe siècle. Il est considéré comme le plus éminent médecin de son siècle. Cet érudit se distingue par ses profondes connaissances en médecine, en chimie, en astrologie et en théologie. Il sait le latin, l’hébreu, l’arabe. A Montpellier où il se fixe, toute l’Europe vient entendre ses enseignements en médecine et chirurgie.
Considéré comme le plus éminent médecin de son siècle, Arnaud de Villeneuve a surtout fait avancer la chimie: il découvrit les acides nommés depuis sulfurique, muriatique et nitrique, on lui doit, dit-on, l’usage de la distillation, l’emploi de l’alcool et de la térébenthine en thérapeutique. Malgré ses lumières, il s'adonna à l'astrologie et voulut prédire la fin du monde.
Astrologie et hérésie
Toutes les œuvres d'Arnaud ont été réunies en un volume. La première édition parut à Lyon en 1504, in-fol., avec une préface de Thomas Murchius. Il en a paru ensuite plusieurs du même format, Paris, Venise, 1514 ; Lyon, 1520, avec la vie d'Arnaud, par Symphorien Champier ; et à Bâle en 1515, 2 vol., avec quelques annotations de Jérôme Taurellus, de Montbéliard.

Raymond Lulle Raymond Lulle (Médecin catalan, étudie à Montpellier) (1235 – 1315)
Il naît dans une famille de la noblesse catalane, trois ans après la conquête de Majorque par Jacques Ier d'Aragon, dont très jeune, il devient page. À la cour du roi, à Perpignan, il composa le Llibre de la cavalleria, traité des devoirs du parfait chevalier.
Vers 1267, Raymond affirme avoir eu une suite de 5 visions du Christ.
Il écrit alors son monumental Livre de contemplation de Dieu (1273-1274), d'abord en arabe, puis en latin et en catalan, et conçoit son système de pensée : l’Art, sous une première phase dans l’Ars compendiosa inveniendem veritatem (1274) et l’Art demostrativa' (1283). Une Seconde phase de l’Art sera décrite dans l’Ars inventiva l’Art amativa (1290), la Taula general (1294), l’'Ars generalis ultima (1305-1308). Il en présentera une version abrégée dans l’Ars brevis (1308)
Les écrits de Lulle, fortement critiqués par l'Église après sa mort (Grégoire XI, en 1376, condamna son mélange détonnant à l'époque : celui de la foi et de la raison), ne furent considérés favorablement par la Papauté qu'en 1419, par le Pape Martin V.
A partir du XIV° siècle de nombreux écrits alchimiques apparaissent sous le nom de Lulle.
Selon Robert Halleux, « dans ses œuvres authentiques, Lulle ne cesse de condamner l'alchimie, dans son autobiographie il ne mentionne aucun livre d'alchimie [venant de lui]. Une bonne partie du corpus [alchimique attribué faussement à Lulle] consiste en résumés, remaniements, suppléments agglutinés autour d'un noyau ancien (début du XVe s.) qui comprend le Testament avec son Codicille, le Secretis naturae seu de quinta essentia, le Lapidaire. Ces ouvrages se citent les uns les autres, traitent souvent de matières apparentées et appliquent les méthodes logico-mathématiques de l'art lullien, avec des arbres, des lettres, des figures, etc. » 1 Le plus ancien traité pseudo-lullien d'alchimie est le Testament (Testamentum)2, daté de 1332 ; ce texte avance une notion nouvelle, celle de « médecine universelle », tant pour les pierres (transmutation) que pour la santé des hommes. Le De secretis naturæ seu de quinta essentia n’est autre qu’une version du De consideratione quintæ essentiæ de Johannes de Rupescissa (vers 1351-1352), colorée de la pensée du pseudo-Lulle. Considéré par Michela Pereira3 comme 'l’œuvre centrale du corpus alchimique pseudo-lullien', le De secretis naturæ juxtapose l’alchimie du Testamentum et les techniques de Rupescissa orientées vers la production de quintessences (notamment celle du vin) régulant et réparant les désordres des qualités élémentaires au sein du corps humain.

Jean de Rupescissa Jean de Rupescissa (catalan franciscain),
Vers 1350 Rupescissa (Jean de Roquetaillade) (De consideratione quintae essentiae) assimile élixir et alcool, comme un cinquième Élément, une quintessence donc, qui peut prolonger la vie. Il dit que l’on peut extraire cette quintessence de toutes choses, du sang, des fruits, du bois, des fleurs, des plantes, des métaux. D’où certains remèdes. Il fait une alchimie distillatoire, car, pour lui, la quintessence est un distillat extrêmement puissant qui peut s’extraire de l’alcool distillé mille et une fois. Cette théorie de la quintessence introduit l’idée du « principe actif » possédant au centuple les mêmes propriétés que les simples, dont Galien avait détaillé les effets bénéfiques sur le plan humain.

Nicolas Flamel

Nicolas Flamel (Ecrivain public, libraire, juré à l’université de Paris) (1330 – 1418)
Il raconte qu'il tira sa fortune de la pierre philosophale, qu'il aurait découvert avec sa compagne.
Certains contemporains de Flamel estimèrent que l'origine de sa fortune venait simplement de sa boutique d'écrivain : il avait à son service plusieurs copistes et sa clientèle comprenait les meilleures familles de Paris (peut-être le duc Jean de Berry).
Au final, il semble que de nombreuses légendes aient enrichi abusivement la vie de Nicolas Flamel, évolution qu'on retrouve chez des personnages comme Jacques Cœur ou Léonard de Vinci.
En 1612, est imprimé le Livre des Figures Hiéroglyphiques, une soi-disant traduction en français d'un ouvrage de Nicolas Flamel. Selon ce livre, en 1357, il acquiert pour deux florins un ouvrage relié de cuivre, intitulé Le Livre d'Abraham le Juif, qui est constitué de vingt-et-un feuillets contenant des textes alchimiques qu'il ne comprend tout d'abord pas. Aidé de son épouse, Pernelle, il passe près de vingt ans, le soir, à déchiffrer l'ouvrage mais ses tentatives sont vaines.
En 1378, il rencontre à Saint-Jacques-de-Compostelle un vieux médecin juif converti, Maître Canches, qui l'accompagne vers Paris et lui livre diverses clefs d'interprétation. Malheureusement, Canches meurt en route, à Orléans sans avoir atteint Paris ni vu le manuscrit détenu par Flamel.
Flamel utilise cependant les méthodes que lui a enseignées le vieux médecin et, le 17 janvier 1382, d'après lui, il serait parvenu à un premier résultat en transmutant du mercure en argent.
Le 25 avril 1382 à 5 heures du soir il parviendrait enfin, toujours d'après ses dires, à transmuter du mercure en or. Il raconte en effet :« Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure [...] que je transmutais véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l'or commun plus doux et plus ployable. »
Cette histoire est tirée des textes supposés de Nicolas Flamel lui-même, sans pour autant qu'il expose le détail de sa méthode de travail. Il n'en demeure pas moins que, à partir de cette date il serait devenu particulièrement riche, participant à de nombreuses œuvres charitables et fondant pas moins de quatorze hôpitaux et trois chapelles. Toutefois sa fortune serait tirée de sa boutique.
Ses contemporains affirmeront qu'il détenait le secret de la pierre philosophale, permettant de changer les métaux en or.
Flamel vécu jusqu'à ses 80 ans, et en 1410, il dessina sa propre tombe, qui fut gravée avec des signes, symboles et arcanes alchimiques. Certains croient, qu'il mourut juste après que la tombe fut achevée. Plus tard, un criminel local, qui voulait acquérir l'or de Flamel, alla sur sa tombe. Il n'y trouva rien, mais déterminé, il se rendit, équipé d'une pelle et d'une lanterne sur la tombe de Nicolas Flamel. Il ne trouva pas une once d'or dans la bière, ni même, à son grand étonnement le corps de l'adepte. Certains prétendent que c'était la tombe d'une autre personne, d'autres que Flamel avait falsifié sa mort, et s'appuient sur des documents qu'il aurait écrits après sa mort officielle le 22 mars 1417 (ancien calendrier) ou 1418. La pierre tombale est maintenant conservée au musée de Cluny à Paris.






Symboles

Symboles Alchimiques et Spagyriques

Liste des Symboles et des Mesures Utilisés par les Alchimistes
http://pagesperso-orange.fr/chrysopee/somsymb.htm

Albert Poisson Théories et Symboles des Alchimistes (à télécharger)
  http://pagesperso-orange.fr/chrysopee/poisson/symboles.zip





Cosmos

Image du monde de Gossuin de Metz Au centre la Terre - lieu le plus bas de l'univers où s'ouvre la gueule de l'enfer (inferius) - entourée des quatre éléments qui constituent le monde sublunaire de la mutabilité et du changement. Au-dessus, d'azur, le monde éthéré des sphères célestes clos par les hiérarchies angéliques. Enfin, l'empyrée où règne le Créateur.

L'Image du monde de Gossuin de Metz. Copie du XIIIe siècle.
Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, français 14964, f. 117.

Les premiers modèles cosmologiques de l'Univers sont apparus au sixième siècle avant JC, chez les Grecs. Ces derniers avaient imaginé un système avec plusieurs voûtes célestes (les sphères célestes): le Soleil et chacune des planètes connues à l'époque décrivaient des cercles, tous centrés autour de la Terre mais de rayons différents (système géocentrique).
La Terre était supposée immobile. Puis, par ordre croissant d'éloignement de la Terre, ils plaçaient : la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne. Dans leur modèle, la Lune se déplaçait la plus vite car elle était la plus près de la Terre; ainsi de suite jusqu'à Saturne (qui était la plus éloignée, donc la plus lente).
Finalement, ils placèrent une huitième et dernière sphère: celle des étoiles fixes (supposées, donc, sans mouvement).
En opposition à ce système géocentrique, Aristarque proposa un système centré sur le Soleil (système héliocentrique); mais sa cosmologie fut rejetée par la majorité des savants de l'Antiquité.
Ptolémée, au deuxième siècle après JC, perfectionna le système géocentrique en y ajoutant des épicycles pour les satellites des planètes et des excentricités pour décentrer les orbites circulaires; son système de l'Univers est considéré comme la synthèse de l'astronomie antique

La pensée du Moyen-Âge est marquée par la scolastique, philosophie qui cherche à concilier l’héritage grec d’Aristote et la foi chrétienne, et dont Saint-Thomas d’Aquin est, au XIIIe siècle, une des grandes figures.
Aristote, élève de Platon, fonde sa pensée sur la logique du raisonnement, l’observation, l’expérimentation, et établit une classification des êtres vivants, allant de la matière inanimée jusqu’à l’homme. Il introduit un principe de causalité dans les phénomènes, dont le principe final est un grand « dessein » qui dépasse l’homme, rejoignant en cela les idées platoniciennes sur l’immortalité de l’âme et la nature divine des corps célestes. La pensée aristotélicienne, tant philosophique que scientifique, est LA référence pour les penseurs et scientifiques du Moyen-Âge.
Comme pour Aristote, c’est par l’intermédiaire de traductions arabes qu’est découverte, à la fin du XIIIe siècle, l’oeuvre de Ptolémée (90-168 ap JC) en Occident. L’ouvrage le plus célèbre de ce savant, l’Almageste, expose tout un système du monde, dont l’immense influence dure près de quinze siècles. Ptolémée écrit aussi bon nombre d’ouvrages de calcul, d’astrologie et surtout de géographie. La Géographie de Ptolémée est imprimée plusieurs fois au XVIe siècle.

Pour Aristote, la Terre est composée de quatre éléments : terre, eau, air, feu. Elle est au centre d’une sphère autour de laquelle tournent sept astres - la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne - évoluant dans un cinquième élément, l’éther. La cosmologie d’Aristote repose sur trois principes : le géocentrisme, le mouvement circulaire des planètes, l’immuabilité des cieux. Observées dans le ciel nocturne, les planètes semblent parfois revenir en arrière avant de repartir en avant. Ce mouvement rétrograde est expliqué par Aristote2 par un mouvement des planètes autour d’un petit cercle, l’épicycle, le centre des épicycles étant lui-même en rotation autour de la terre. Le modèle aristotélicien est basé sur des cercles parfaits.
Ptolémée reprend certaines conceptions d’Aristote dans sa description de l’univers mais introduit la notion de points excentrés (non centrés sur la Terre), comme centres des orbites du Soleil ou des planètes. Pour ces théories géocentriques, basées sur le principe d’une Terre fixe, au centre du système, l’alternance des jours et des nuits et les changements de saison sont dus à des mouvements extérieurs à la Terre.

Contrairement à une opinion encore trop largement répandue selon laquelle durant tout le Moyen Âge la Terre aurait été considérée comme un disque plat flottant sur les eaux, la notion de sphéricité terrestre héritée de la géographie astronomique des Grecs n'a jamais disparu.
La théorie d'une Terre plate développée par exemple par Cosmas Indicopleustès, un auteur byzantin du VIe siècle, dans sa "Topographie chrétienne", demeure étrangère à l'Occident latin.
Dès le VIIe siècle, au moment où nous apparaissent les premières mappemondes, la Terre est désignée par le terme sans équivoque de "globus", un globe, ou "spera", une sphère.
Au XIIe siècle, Lambert de Saint-Omer, auteur du Liber floridus intitule sa grande mappemonde, Spera geometrica et Honorius Augustodunensis dans l'Imago mundi compare la Terre à une pelote, "pila", que les boursouflures des montagnes, vues d'en haut, ne parviendraient pas à rendre irrégulière, comparaison reprise dans l'Atlas catalan.
Une sphéricité, que depuis le milieu du XIIe siècle, Guillaume de Conches dans le Dragmaticon, composé dans les années 1145-1150, prend soin de démontrer.

Book of Divine Works de Hildegard de Bingen, c.1230
Par contre, la terre se trouvait figée au centre de l’univers.
Les sept planètes connues giraient autour de la terre en cercles concentriques. Après la dernière des planètes se trouvaient les étoiles, le primum mobile, et au plus haut des cieux, Dieu :
Terre : Lune : Mercure : Vénus : soleil : Mars : Jupiter : Saturne : étoiles : primum mobile : Dieu

Nous ne savons pas exactement ce qu’était le primum mobile. Le mieux qu’on puisse dire est que c’est un être ou un esprit si épris de Dieu qu’il veut que tout son être soit à la fois en contact avec la totalité de Dieu. De ce désir vient qu’il est en mouvement perpétuel à une vitesse incalculable. C’est ce mouvement qui fait girer les planètes autour de la terre.

Il existe déjà le concept de la gravité. Une pierre jetée dans un trou transperçant la terre ne sort pas de l’autre côté, mais s’arrête au centre même de la terre. Dieu et la terre se trouvent aux deux extrémités de l’univers. Dieu est parfait, au dessus de tout. La terre, par contre, est le plus lourd, le plus ignoble des éléments et se trouve, alors, au plus loin possible de Dieu. La logique oblige que l’enfer est au plus loin possible de Dieu, d’où l’idée que l’enfer était ‘en-bas’ au centre de la terre, et le ciel ‘en-haut’ avec Dieu. Les autres éléments ont leur place assignée dans l’univers selon leur ‘bonté’ relative à Dieu. La terre étant au fond, au-dessus il y a l’eau, puis l’air, et finalement, le plus éthéré des éléments, le feu. Les images du cosmos montrent une couche de feu qui sépare la région matérielle de Dieu. Avec ce modèle de l’univers, il est facile de moraliser et d’allégoriser la physique.

Tout ce qui est entre Dieu et la terre fonctionne en tant que médiateur de la volonté de Dieu. Les planètes, selon leur position relative l’une à l’autre, et par rapport aux signes du zodiaque, transmettent vers les hommes la volonté divine, par exemple, en matière politique, la croissance des fœtus, et l’heur que porte un jour quelconque. Le zodiaque partage cette fonction déterminatrice avec les planètes.

Le zodiaque
Le zodiaque est utilisé comme un calendrier. Toutes les parties du corps humain sont assignés à un signe du zodiaque (voir à gauche)3 ; astrologie et astronomie ne sont qu’une seule science, de même que médecine et astrologie/astronomie. Avant de traiter un patient, le médecin consulte des chartes astrologiques (voir la volvelle à droite)4. Puisque chaque partie du corps correspond à un signe du zodiaque il y a des saisons propices, comme des saisons où il est dangereux d’intervenir dans telle ou telle partie du corps. Il est déconseillé, par exemple, de purger un patient de sang des parties du corps qui correspondent à la lune.
 
Chaque étape de la vie humaine est sous la protection d’une des planètes, comme l’explique Le joli buisson de Jonece. Mercure, capricieux et fougueux, par exemple, règne entre l’âge de cinq et quatorze ans, tandis que le froid Saturne domine pendant la vieillesse.

Les humeurs du corps humain (le sang, la bile noire ou la mélancolie, la bile jaune ou la colère, et la flegme) ne sont que les correspondants microcosmiques des éléments du macrocosme. De même que l’univers n’est pas sain que lorsque les éléments sont en bon équilibre, le corps tombe malade là ou il y a un excès. Le corps est capable jusqu’à un certain point de se vider des superfluités, mais a parfois besoin de l’aide artificiel. On remédiait la maladie en restituant l’équilibre, par le moyen des purges de sang, et avec les vomitifs, par exemple.

Les humeurs

Représentation médiévale de la correspondance entre les humeurs, les éléments, et leur contexte dans le cosmos.



Vous pourrez trouver plus d'informations sur :

Les théories des humeurs et des éléments
http://www.mml.cam.ac.uk/aspects/assets/mjc94/humeurs_et_elements.html

Exposition Ciel et Terre de la BNF
http://expositions.bnf.fr/ciel/index2.htm

Télécharger La tête dans les étoiles       L’esprit des sciences à la Renaissance,  exposition 2008 au Château de Kerjean
(Clic droit, Enregistrer la cible sous)


L'évolution de la représentation de la Terre au cours des siècles  

 carte de la Terre

Cartes du monde de 400 à 1300 après JC, disponibles en ligne en français
http://terra.antiqua.free.fr/cartes_monde_auteurs.html

Cartes du monde de 400 à 1300 après JC, disponibles en ligne en anglais
http://www.henry-davis.com/MAPS/EMwebpages/EM1.html
























Des animaux à poil Le travail de la laine
La teinture végétale Tricoter, tisser …

La laine c’est un voyage à travers l’histoire, la zoologie, l’art, la botanique, la chimie… C’est un artisanat qui prend son temps ; au rythme du jardin où poussent les plantes utiles au cardage et à la teinture. Une matière et une pratique ancestrales, un peu sorcières parfois...

Des animaux à poil

Quand on dit laine, on pense mouton. Mais bien d’autres animaux fournissent de la laine : les chèvres (cachemire et angora), le lapin (angora également), le lama, le chameau... Il existe même un cochon laineux mais son poil ne se file pas, il sert au rembourrage

Des animaux à poil Des animaux à poil

Des animaux à poil

Le mouton

Le terme mouton désigne un mâle castré. On doit plus proprement parler de brebis (la femelle), bélier (le mâle) et agneau (le jeune).

Des animaux à poil La tonte

La meilleure race pour la laine est le mouton mérinos, originaire d’Espagne.

La laine

Chaque poil de mouton est frisé et recouvert de milliers d’écailles. On peut faire du fil ou du feutre avec la laine car les écailles se superposent et s’accrochent les unes aux autres.

De chaque côté du poil, des petites poches produisent de la sueur et une graisse appelée le suint. Le suint et la sueur rendent la laine imperméable.

Le poilLe poil



Le travail de la laine

La tonte

Au printemps et en automne, le mouton perd sa laine naturellement. C’est la mue. Juste avant la mue du printemps, on tond le mouton. La laine tient en une seule pièce appelée la toison. Elle peut peser de 2 à 8kg.

La qualité de la laine n’est pas la même partout. La meilleure étant la n°1 et la plus mauvaise la n°6.

La tonte La tonte

Le tri

Au cours de sa transformation, la laine va perdre la moitié de son poids ; de quoi faire 1 à 3 pulls.

On enlève et on jette tout de suite la laine la plus sale, celle qui était sur le ventre et le derrière du mouton. On garde la bonne laine, celle qui était sur le dos et les côtés.

Le tri

Le cardage

Le cardage consiste à démêler les fibres de laine et à les "paralléliser". Cette étape est importante pour la qualité du fil qu'on veut obtenir. C'est au cours du cardage qu'on élimine également les brins de paille, d'herbe, de foin, les brindilles… emmêlés dans la laine. Pour cette étape, on se sert d’un moulin à carder ou de cardes à mains qui sont des brosses garnies de pointes.

Le cardage Le cardage

Le peignage

Le peignage complète le cardage. Il est destiné à séparer les fibres longues (utiles au filage) et les fibres courtes ou « blousses » (utiles au rembourrage). On utilise un peigne dans lequel on passe les rubans de laine cardée.

Le peignage

Le filage

C’est l’étape où la laine cardée et peignée est transformée en fil. Pour cela, il faut étirer la laine et la tordre. On utilise alors un rouet ou une quenouille.

Pour avoir un fil plus épais, on retord deux fils ensemble.

Le filage Le filage

Fabrication des écheveaux

Le fil de laine est mis en écheveaux à l’aide d’un dévidoir. Afin d'éviter la formation de nœuds inextricables, il faut faire zigzaguer à travers l’écheveau un ou plusieurs fils d’amorce. La mise en écheveaux permet de laver et de teindre la laine sur toute sa longueur du fil.

Fabrication des écheveaux

Le lavage

Le lavage consiste à enlever le suint (la graisse odorante) qui recouvre la fibre. On utilise pour cela de l'eau tiède additionnée de savon de Marseille. On peut aussi fabriquer sa lessive avec de l’eau de pluie et de la cendre de bois. Lors du lavage, il faut presser la laine comme une éponge et non pas la frotter.

Le lavage



La teinture végétale

La teinture végétale consiste à teindre la laine avec des plantes. On distingue deux étapes à ce processus : le mordançage et la teinture.

Le mordançage

Il sert à ouvrir les écailles de la laine afin que celle-ci s’imprègne au maximum de la couleur. Pour ce faire, on laisse la laine lavée mijoter dans un bain d’eau chaude additionnée d’alun.

La teinture

On fait mijoter la laine mouillée et mordancée dans un bain de teinture : eau chaude, plante tinctoriale (orties, pelures d’oignons, pissenlit, brou de noix etc…) et sel Pour fixer encore mieux, on fait tremper les écheveaux pendant une nuit dans de l'eau vinaigrée.

La teinture végétale



Tricoter, tisser …

Une fois la laine rincée et séchée, on remet l’écheveau sur le dévidoir et on en fait des pelotes ou on l’enroule sur des navettes.

On peut ensuite tricoter ou tisser la laine

Tissage Tricot

Ou feutrer

Avec la laine cardée, de l’eau chaude et du savon, on feutre la laine (en la frottant). Cela donne un « plaque de tissu » épaisse qu’on peut tailler et coudre.

Feutrer Feutre























« Souvenez-vous que les contes ne sont pas là pour endormir les enfants mais pour éveiller les hommes »

Le conte est un art populaire. Il voyage d’une contrée à l’autre, d’une culture à l’autre. Il parle au paysan, au médecin, au gamin, au vieillard qui le raconteront à leur tour. Le conte appartient à tout le monde ; ce qui est propre au conteur, c’est la façon dont il transmettra l’histoire. Le conte a le pied léger, pas de lourdes machines ni de contraintes techniques compliqués. Une voix, un cœur, un corps et des mondes entiers naîtront à vos oreilles.


A qui appartiennent les contes ?

On demanda un jour à un homme qui possédait un très beau couteau :

-    D’où vient ce couteau ?
-    D’ici même, répondit l’homme. C’est un couteau de famille.
-    Vraiment ? Et vous l’avez depuis longtemps ?
-    Très longtemps. On se le passe de père en fils depuis des générations… Bien sûr, parfois, quelqu’un change la lame ou le manche mais, croyez-moi, c’est toujours le même couteau.

Ainsi en est-il des histoires…
De main en main, le couteau passe et s’il change, c’est toujours le même couteau : celui de la famille ; de bouche en bouche, la parole se transmet et si elle change, c’est toujours la même parole : celle de la tradition ; de terre en terre, le conte circule et s’il change, c’est toujours le même conte : celui du pays.

A vous de lire
A vous de dire

Extrait de « Contes en partage » de Jean-Jacques FDIDA, éd. Didier jeunesse, 2004

Et les formulettes

Elles cernent le moment du conte.

Au début de l’histoire, elles captent l’attention du public et permettent d’acquérir une bonne écoute.

A la fin de l’histoire, elles annoncent la conclusion, préparent au retour vers la réalité et invitent parfois l’auditoire à conter à son tour.


Formulettes de début

La parole est d’argent et le silence est d’or.
Contre un peu de votre or, laissez-moi pour un instant,
Vous donnez un peu de mon argent.

Il y a…Il y avait…
Quand ? On ne sait…
Tout ça, c’est du passé !

Ceci est un conte, ce n’est pas une menterie
Je dis l’histoire comme on m’a dit


Formulettes de fin

Puisse ce conte monter au paradis
Et, sur vos lèvres, revenir
Quand il sera temps de le redire

Ce que l’on garde pourrit
Ce que l’on offre fleurit
Histoire, conte, récit : tout a été dit

Je laisse le conte où je l’ai trouvé
Qu’un autre vienne le raconter

C’était là mon histoire,
Faut-il l’oublier, faut-il la croire ?
Faut-il la ranger dans votre mémoire ?
A vous de savoir !


Dictons…

Ferme le poing, et tu possèdes du vide, ouvre la main et tu possèdes le monde…  

Proverbe zen

On ne demande pas plus le prix d'un cadeau que la véracité d'un conte

Précepte chinois














Guillaume de Berthelot "Guillaume de Berthelot, Alchimiste"

Dans son laboratoire, Guillaume de Berthelot manie poudres et liquides qui rivalisent avec la foudre pour faire sortir l’or caché des matières impures.
Petits et grands sont plongés dans l’univers ... Lire la suite
Kieken "Kieken"

Kieken est un inventeur de génie. Créateur de l’énergie bullique et de l’épice combustive, il perd tous ses biens dans l’incendie de son château. Mais aujourd’hui, avec l’aide des Firmin, ses assistants aléatoires, il va ... Lire la suite
Contes au fil de l'eau Contes au fil de l'eau (40 min. - dés 6 ans)

Des larmes d’Eve et Adam à celles d’un pauvre paysan, l’eau fait naître bien des mondes , ... Lire la suite
Contes à faire craquer la ceinture Contes à faire craquer la ceinture (40 min. - des 5 ans)

Dés qu'une vieille a faim son pot fait tip-top. Un riche marchand se voit contraint de manger la lune. Une fille délaissée ... Lire la suite
Cavales et canassons Cavales et canassons  (50 min. - des 7 ans)

La sagesse mène à tout. Grâce à elle, le jeune Alexandre conquit son cheval et un empire. Sans elle, ... Lire la suite
Trois p’tits contes et puis s’en vont Trois p’tits contes et puis s’en vont (35 min. - des 5 ans)

Au début des temps, quand le monde était tout neuf, les êtres qui peuplaient la terre étaient transparents. Un magicien excentrique inventa alors les couleurs. Mais dans sa distribution,
... Lire la suite
   



Or "Guillaume de Berthelot, Alchimiste"

Dans son laboratoire, Guillaume de Berthelot manie poudres et liquides qui rivalisent avec la foudre pour faire sortir l’or caché des matières impures.
Petits et grands sont plongés dans l’univers de la symbolique alchimique, avec le feu comme élément central. Secrets évoqués sans être dévoilés, d’étranges effets feront jaillir le Lion vert, l’or Soleil ou des flammes aux couleurs mystérieuses.
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Guillaume de Berthelot a enseigné son Art à :

Fête médiévale de Corroy le Château
Festival médiéval Nova Villa au Château de Fernelmont
Féodales de Cambrai (Fr)
Fête médiévale Les Maingovales à Maing (Fr)
Médiévale des Moines à Tubize
Fête médiévale au Château des Ducs de Lorraine à Sierck les Bains (Fr)
Fête médiévale Froissart à Estinnes-Au-Mont
Fêtes historiques du Festin 1583 à Lessines
Fête médiévale d'Antoing
Fête médiévale de l’Athénée Jean Rey à Couvin
Fête d'Halloween à Hemptinne
Dinant fait son cirque
Fête de l'Iris à Bruxelles
Fête des Remp'Arts de Feu au Château des Ducs de Lorraine à Sierck les Bains (Fr)
Balade contée fantastique à Enghien
Festival des saltimbanques à Bruxelles
Inauguration du marché de Noël de Dinant
Nuit Halloween au Bois des Rêves à Ottignies
Nuit du Feu à Chevetogne
Festival des Tchafornis Arts de la rue à Engis
Fire Dream Festival à Ciney
Feux et Légendes, Goûter conté et Vin chaud conté à Tournai
Fête d’Halloween à la Citadelle de Namur
Balade contée fantastique "Entre chien et loup" dans le parc d’Enghien


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Kieken "Kieken"

Kieken est un inventeur de génie. Créateur de l’énergie bullique et de l’épice combustive, il perd tous ses biens dans l’incendie de son château. Mais aujourd’hui, avec l’aide des Firmin, ses assistants aléatoires, il va expérimenter son catalyseur cervique qui lui permettra de proclamer à nouveau sa devise : un pour tous et tout pour moi !
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Spectacle de 40 minutes comportant une forte interactivité avec le public. Plusieurs Firmin, choisis dans l’assistance, accompagnent Kieken dans ses expériences.

"Kieken" allie effets pyrotechniques, manipulation de verrerie de laboratoire et réactions chimiques spectaculaires.

Un mélange d'art du jeu et d'expériences pour s'éveiller aux sciences et appréhender la chimie.

"Cette fantaisie théâtrale éveille la curiosité et le désir d’en savoir davantage sur les réactions chimiques et spectaculaires, que Kieken réalise sous les yeux ébahis des petits et des grands. Elle révèle aussi, en toile de fond, la démarche scientifique : combien d’essais erreurs seront-ils nécessaires pour trouver la bonne formule ? Notre inventeur de génie va-t-il y arriver et dans quel but ? Un clin d’œil original à la chimie, un spectacle à voir en famille, en salle ou dans la rue."
         Nicole Noguès, Directrice d'Accustica, Centre de Culture Scientifique
         de Champagne Ardenne















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Contes au fil de l'eau Contes au fil de l'eau (40 min. - dés 6 ans)

Des larmes d’Eve et Adam à celles d’un pauvre paysan, l’eau fait naître bien des mondes : monde d’humains et de sorcières, maléfiques ou bénéfiques ? Pour le savoir, il vous faudra plonger dans un sombre lac et vous mouiller à l’eau d’un puits sans fond. La vérité en sortira peut-être, mais sera-t-elle aussi nue qu’on le dit ?
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Contes à faire craquer la ceinture Contes à faire craquer la ceinture (40 min. - des 5 ans)

Dés qu'une vieille a faim son pot fait tip-top. Un riche marchand se voit contraint de manger la lune. Une fille délaissée prépare un drôle de festin à son père. Pour les gourmands et les gourmandes, des contes à faire craquer la ceinture et se détendre les ventres
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Cavales et canassons Cavales et canassons  (50 min. - des 7 ans)

La sagesse mène à tout. Grâce à elle, le jeune Alexandre conquit son cheval et un empire. Sans elle, le roi de Ougoun’dou perdit les siens. Quant à l’âne, s’il en avait eu, il aurait vu ses oreilles bien raccourcies.
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Trois p’tits contes et puis s’en vont Trois p’tits contes et puis s’en vont (35 min. - des 5 ans)

Au début des temps, quand le monde était tout neuf, les êtres qui peuplaient la terre étaient transparents. Un magicien excentrique inventa alors les couleurs. Mais dans sa distribution, il oublia certains êtres et donna des couleurs farfelues à trois pommes. Tout cela eut des conséquences bien fâcheuses pour un petit sapin mélancolique qui grâce à l’intervention d’une fée des vergers retrouva sa joie de vivre ; ainsi, tout rentra dans l’ordre. Enfin, presque…
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Viviane Desmarets a semé ses histoires à :

Fête du potiron, à la ferme d'animation "La Prairie" à Mouscron
Fête de l’aubépine à la ferme d'animation "La Prairie" à Mouscron
Festival international du conte de Chiny (conte en  rue et candidate au prix du festival)
Fête « Prom’nons-nous dans les contes » de la Ligue des Famille à Mouscron
Les « Z’oralités »  du Château d'Anvaing
Marché des artisans d'Escanaffles
Marché de Noël de Mouscron
Fête de "Leuze en folie"
Festival « l’été du conte » à la ferme du Harby à Anseroeul
Bibliothèque de Celles
Bibliothèque de Leuze
Goûter de Saint-Nicolas des équipes Saint-Vincent d’Herseaux et Luingne
Balades contées « entre chien et loup" dans le parc du château d'Enghien
Spectacle « Feux et Légendes » au four à chaux Madelon à Tournai
Après-midi contée "La Mer veille au Phare" au café "Le Phare" à Tournai
Portes ouvertes à l’école du Sacré-Cœur à Mouscron
Balade aux flambeaux au Vieux-Canal de Maubray
Festival antidérapant d’Antoing

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Animation laine Animation laine

Les participants vont découvrir les différentes étapes du travail de la laine. Ils pourront ainsi, sentir, toucher et observer la laine brute, laver la laine à la main, préparer un bain de teinture avec des plantes ... Lire la suite
Démonstration laine Démonstration laine

Le public pourra observer le cardage de la laine au moulin et/ou aux cardes à main, le filage au rouet, la fabrication d’écheveaux, ... Lire la suite
Découverte du monde des volcans Découverte du monde des volcans

Après un travail de recherche et de composition,les enfants créeront ensemble un paysage volcanique à partir de terre, d'une structure grillagée, de plâtre. Un final pyrotechnique, en présence ... Lire la suite
Les fenêtres à jalousie Les fenêtres à jalousie

Les chiffres que nous manipulons ont une histoire, c’est dans cette histoire que les participants seront immergés. Ils apprendront l’origine du zéro et des chiffres arabes qui révolutionnèrent le calcul et ... Lire la suite
   



Animation laine Animation laine (dès 4 ans)

Les participants vont découvrir les différentes étapes du travail de la laine. Ils pourront ainsi :

1.    sentir, toucher et observer la laine brute
2.    carder la laine avec les cardes à mains et le moulin à carder
3.    observer une démonstration du filage au rouet
4.    observer la fabrication d’un écheveau à l’aide du dévidoir
5.    laver la laine à la main
6.    préparer un bain de teinture avec des plantes
7.    Emporter la laine qu’ils auront teinte

A l’issue de l’animation, chaque participant reçoit les explications d’un bricolage à réaliser chez lui avec la laine qu’il a travaillé.

en options :
-     dévidage des écheveaux colorés
-     tissage au métier horizontal (dés 6 ans)
-     fabrication de cordelettes en laine (dés 6 ans)
-     récolte des plantes tinctoriales (si le lieu s’y prête)
-     feutrage de la laine (dés 6 ans – prévoir 2h d’animation et un point d’eau chaude)















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Démonstration laine Démonstration laine

Pour les marchés médiévaux, un costume et un matériel adaptés à l’époque sont prévus.

Le public pourra observer :
-    le cardage de la laine au moulin et/ou aux cardes à main
-    le filage au rouet
-    la fabrication d’écheveaux à l’aide du dévidoir
-    le lavage et la teinture végétale de la laine (possibilité de la faire au feu de bois si la démonstration a lieu en extérieur)
-    le tissage au métier horizontal

Les spectateurs pourront :
-    toucher, sentir et observer la laine brute
-    carder au moulin (priorité est donnée aux enfants)






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Viviane Desmarets a travaillé la laine à :

Ferme d’animation La Prairie
Marché des artisans d’Escanaffles
Parc du château d’Enghien
Fête médiévale d’Antoing
Fête médiévale de Cysoing
Marché des artisans de Marquain





Découverte du monde des volcans Découverte du monde des volcans

Après un travail de recherche et de composition, les enfants créeront ensemble un paysage volcanique à partir de terre, d'une structure grillagée, de plâtre. Un final pyrotechnique, en présence des parents, sera préparé avec des poudres confectionnées à partir de produits disponibles dans le commerce, ainsi qu'avec d'autre éléments, pour simuler les éruptions et la lave.









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Les fenêtres à jalousie "Les fenêtres à jalousie", animation de calcul médiéval

Les chiffres que nous manipulons ont une histoire, c’est dans cette histoire que les participants seront immergés.
Ils apprendront l’origine du zéro et des chiffres arabes qui révolutionnèrent le calcul et feront des multiplications comme au 13ème siècle (méthode per gelosia et abaque de Gerbert d'Aurillac). Ils écriront les chiffres en indien, arabe, romain, écriture sur papier avec un roseau et fabrication d’encre.





















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Saison 2012

Février Capsules humoristiques pour le web - Vivianne Desmarets

Février Contes à la "Marche aux flambeaux du vieux canal" à Maubray

Février Ecole Van Asbroeck de Jette - Kieken, Un spectacle supra chimique

Février Ecole Van Asbroeck de Jette - Kieken, Un spectacle supra chimique

Février Stage Laine pour l'asbl Picardie laique à Mouscron

Mars Capsules humoristiques pour le web - Vivianne Desmarets

Mars Institut Saint-François d'Assise à Hautrage - Kieken, Un spectacle supra chimique

Mars Printemps des Sciences à Bruxelles - Spectacle d'alchimie

Mars Spectacle de Contes et atelier feutre pour le Centre culturel de Mouscron

Avril Séjour scientifique à Ronquières - Kieken, Un spectacle supra chimique

Avril Ecole Bressoux de Gaulle à Liège - Kieken, Un spectacle supra chimique

Avril Ecole de Warcoing - Kieken, Un spectacle supra chimique

Avril Fête médiévale de Corroy le Château - Spectacle d'alchimie

Mai Fête de l'Iris à Bruxelles - Kieken, Un spectacle supra chimique

Mai Ecole communale de Froidmont - Kieken, Un spectacle supra chimique

12 et 13 mai Balades contées au fil de l'eau à Ronquières

27 mai Festival Les Tornades à Dour - Contes et Kieken, Un spectacle supra chimique

13 juin Exposition "Tout est chimie" à Charleville-Mézières - Kieken, Un spectacle supra chimique

24 juin Fête médiévale de Vodelée - Atelier laine et Spectacle d'alchimie

8 et 9 septembre Fête médiévale de Braine le Château - Atelier laine et Spectacle d'alchimie

1 octobre Ecole de Wodecq - Kieken, Un spectacle supra chimique

à définir Ecole Sainte Marie à Laplaigne - Kieken, Un spectacle supra chimique

à définir Ecole de la Com. française à Rumes - Kieken, Un spectacle supra chimique

à définir Ecoles communales de Marquain et Vezon - Kieken, Un spectacle supra chimique




Saison 2011

Janvier Formation à l'écriture de contes animée par Viviane Desmarets à Mouscron

Mars PASS, Parc d’aventures scientifiques - Spectacle d'alchimie au sein du Festival "Images de Chimie" organisé en collaboration avec Essencia, la fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie, dans le cadre de l'Année Internationnale de la Chimie

Mars Membre du jury "Sciences en scène", sélection régionale hennuyère, Edition sections fondamentales (maternelle et primaire)

Mars Journéee du Handicap à Louvain La Neuve - Animation sur le handicap avec l'asbl Hardtmachin

Mars Balade contée aux lanternes à Vezon - Viviane Desmarets

Avril Printemps des Sciences à Mons, dans le cadre de l'Année Internationnale de la Chimie - Spectacle d'alchimie

Avril Formation à l'écriture de contes animée par Viviane Desmarets à Mouscron

Avril Terres de légendes à Antoing - Atelier terre et contes animé par Viviane Desmarets

Avril Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines - Euraphis - Spectacle d'alchimie et Contes

Avril Le printemps de l'abbaye à Villers - Atelier feutre animé par Viviane Desmarets

Avril Fête médiévale de Corroy le Château - Spectacle d'alchimie

Mai Rencontre d'artistes à Natoye - Spectacle d'alchimie

Juin Formation à l'écriture de contes animée par Viviane Desmarets à Mouscron

Juin Ecole communale de Calonne - Kieken, Spectacle supra chimique

Juin Fête médiévale d'Antoing - Spectacle d'alchimie

Juin Ecole communale de Péronnes - Kieken, Spectacle supra chimique

Juin ITCF Val d'Escaut Antoing - Kieken, Spectacle supra chimique

Juillet Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines - Euraphis - Spectacle d'alchimie et Contes

Juillet Artifoire à Hollain - Contes et Spectacle d'alchimie

Juillet Festival Les Artistiques à Avioth (Fr) - Contes, Atelier Laine et Spectacle d'alchimie

Juillet Atelier laine au Relais à Tournai animé par Viviane Desmarets

Août Fête médiévale de Franchimont - Atelier laine et Spectacle d'alchimie

Août Atelier contes et laine à Antoing animé par Viviane Desmarets

Août Festival Tout le monde sur le pont à Ronquières - Kieken, Spectacle supra chimique

Septembre Fête médiévale de Bellaing (Fr) - Spectacle d'alchimie

Septembre Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines - Euraphis - Contes et Spectacle d'alchimie

Septembre Festival des contes à Estaimpuis - Contes

Octobre Ecole de Maubray - Kieken, Spectacle supra chimique

Octobre Fête de la Science à Reims - Kieken, Spectacle supra chimique

Octobre Halloween au Bois des rêves - Spectacle d'alchimie

Octobre Halloween à Perwez - Spectacle d'alchimie

Novembre Stage Volcans à Antoing

Novembre Atelier Contes et laine à Vezon

Novembre Ecole du Château à Tournai - Kieken, Spectacle supra chimique

Décembre Contes au Centre culturel de Mouscron

Décembre Contes à Chimay

Décembre Fête de Noël à Maredret - Spectacle d'alchimie

Décembre Les Petits débrouillards à Bruxelles - Kieken, Spectacle supra chimique




Saisons précédentes

Balade contée aux lanternes à Vezon
Fête médiévale de Corroy le Château
Fête médiévale de Vodelée
Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines
Fête médiévale de Cysoing (Fr)
Fête médiévale au Château de Fressin (Fr)
Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines - Euraphis
Festival des Saltimbanques à Bruxelles
Fête médiévale de Braine le Château
Fête médiévale de Bellaing (Fr)
Théâtre en Rue à Mons
Balade nocturne à Cambrai (Fr) - Journées du patrimoine
Fête médiévale d'Estinnes au Mont
Fête Renaissance de Beaumont
Balade contée à Marquain
Halloween au Château de Jehay
Halloween à Wavre
Nuit des Lum'rottes à Quevaucamps
Halloween au Château de Karreveld
Stage Sculptures fumigènes au Centre culturel d'Antoing
Fête du conte à Mouscron
Balade contée à Tournai
Marché de Noël à Chimay - Euraphis
Contes à la "Marche aux flambeaux du vieux canal" à Maubray
Chasse aux oeufs "Contes du printemps" à Jumet
Fête médiévale Nova Villa au château de Fernelmont
Fête médiévale de Lillers (Fr)
Fête médiévale de Cysoing (Fr)
Fête médiévale de Fressin (Fr)
Fête médiévale de Franchimont
Euromédiévales de Tournai
Musée Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines
Halloween à Péronnes
Stage Volcans au Centre culturel d'Antoing
Journée Comptoirs d'Art à Vieux Condé (Fr)
Village de Noël à Ath
Fête de Noël à Marly (Fr)
Fêtes de Noël en Lumière à Rochefort
Fête médiévale de Corroy le Château
Festival médiéval Nova Villa au Château de Fernelmont
Féodales de Cambrai (Fr)
Fête médiévale Les Maingovales à Maing (Fr)
Médiévale des Moines à Tubize
Fête médiévale au Château des Ducs de Lorraine à Sierck les Bains (Fr)
Fête médiévale Froissart à Estinnes-Au-Mont
Fêtes historiques du Festin 1583 à Lessines
Fête médiévale de l’Athénée Jean Rey à Couvin
Fête d'Halloween à Hemptinne
Dinant fait son cirque
Fête de l'Iris à Bruxelles
Fête des Remp'Arts de Feu au Château des Ducs de Lorraine à Sierck les Bains (Fr)
Balade contée fantastique à Enghien
Festival des saltimbanques à Bruxelles
Inauguration du marché de Noël de Dinant
Nuit Halloween au Bois des Rêves à Ottignies
Nuit du Feu à Chevetogne
Festival des Tchafornis Arts de la rue à Engis
Fire Dream Festival à Ciney
Feux et Légendes, Goûter conté et Vin chaud conté à Tournai
Fête d’Halloween à la Citadelle de Namur
Balade contée fantastique "Entre chien et loup" dans le parc d’Enghien
Fête médiévale d’Antoing
Fête médiévale de Cysoing
Marché des artisans de Marquain
Fête du potiron, à la ferme d'animation "La Prairie" à Mouscron
Fête de l’aubépine à la ferme d'animation "La Prairie" à Mouscron
Festival international du conte de Chiny (conte en rue et candidate au prix du festival)
Fête « Prom’nons-nous dans les contes » de la Ligue des Famille à Mouscron
Les « Z’oralités »  du Château d'Anvaing
Marché des artisans d'Escanaffles
Marché de Noël de Mouscron
Fête de "Leuze en folie"
Festival « l’été du conte » à la ferme du Harby à Anseroeul
Bibliothèque de Celles
Bibliothèque de Leuze
Goûter de Saint-Nicolas des équipes Saint-Vincent d’Herseaux et Luingne
Balades contées "Entre chien et loup" dans le parc du château d'Enghien
Après-midi contée "La Mer veille au Phare" au café "Le Phare" à Tournai
Portes ouvertes à l’école du Sacré-Cœur à Mouscron
Balade aux flambeaux au Vieux-Canal de Maubray
Festival antidérapant d’Antoing









Guillaume de Berthelot Viviane Desmaret

Sud Presse
Marché de Noël de Chimay

L’alchimie existe bel et bien
Les qualités d’un alchimiste :patience, persévérance et secret
Nous avons levé le voile (ou presque) sur l’Alchimie. Vous pensiez que cette “ science ” était restée perdue au fin fond du Moyen-Âge. Si vous étiez au Marché de Noël de Chimay, vous avez pu vous rendre compte qu’elle est toujours bien présente en 2010! Rencontre avec un Merlin en herbe.
" A force de me balader dans les fêtes médiévales, je me suis rendu compte qu’il y avait très peu d’animations de rue concernant l’alchimie, j’ai donc eu envie de me lancer dans cette aventure mystérieuse. ”
Après avoir fait des études en science, Guillaume de Berthelot, s’est mis à faire des recherches dans de nombreux ouvrages concernant l’Alchimie et son Histoire.
" J’utilise principalement des éléments naturels pour mes démonstrations mais également quelques substances chimiques de mon propre cru afin de créer les effets que je désire. ”
Il est en effet surprenant de voir ce personnage mélanger de l’eau avec des cailloux, ce qui provoque dans un premier temps de la fumée, pour ensuite s’enflammer et enfin devenir une pâte onctueuse qu’il est bien évidemment déconseillé de goûter.
Sur le marché de Noël de Chimay, le public peu nombreux au départ s’accroît rapidement à la vue des flammes qui changent de couleurs a près deux ou trois manipulations. Mais le plus impressionnant reste malgré tout un de ses secrets (comme il aime le rappeler régulièrement), qui permet de créer un flash plus puissant que celui d’un appareil photo, et ce, sous les yeux ébahis des enfants présents mais également des adultes qui se posent de plus en plus de questions au fil de ses expériences.
Créer de nouvelles matières
" L’Alchimie existe toujours bel et bien sous forme de sociétés secrètes. Le but est bien évidemment d’échanger son savoir, les dernières découvertes mais également de faire des manipulations avec ce que la nature nous donne. On crée ainsi de nouvelles matières et on découvre des effets encore inconnus à ce jour ”.
Une grande partie de ses expériences, une fois maîtrisées, est dévoilée au public. Cependant, le mystère reste complet: le secret, la persévérance ainsi que beaucoup de patience permettent à Guillaume de Berthelot de garder le public en haleine au fil de ses démonstrations. Vous pouvez toujours essayer de percer ses secrets mais il ne dévoilera rien. C’est ce qui permet aux spectateurs de se poser des questions durant de longues minutes et de rester sur leur faim, ce qui n’est sans doute pas pour déplaire à l’alchimiste.
En conclusion, si vous désirez en savoir plus sur les mystères de l’Alchimie et créer vos propres formules magiques, il ne vous reste qu’à faire le tour des bibliothèques. Attention cependant de ne pas vous prendre pour Merlin l’Enchanteur. L’alchimie comporte un risque. N’est pas alchimiste qui veut.
V.F.

Interview sur Vivacité
Atelier volcan à Antoing


La Meuse
Foire médiévale de Franchimont

LE RETOUR DE L’ALCHIMIE
Feu et explosions dans le château
Guillaume de Berthelot, alchimiste de son état, sera présent lors de la Foire médiévale. “ Je travaille le feu, élément essentiel pour découvrir la pierre philosophale. Au menu du spectacle qui ravira petits et grands, on trouve des fumées colorées, des flammes, et des explosions maîtrisées. ” Le spectacle se termine par une interaction avec le public ou chacun pourra poser des questions auxquelles l’alchimiste se fera un plaisir de répondre.

Emission Télétourisme sur La Une
Le château de Corroy le Château


Reportage de TV Canal Zoom
Fête médiévale de Corroy le Château


La Dernière Heure
Fête médiévale Froissart à Estinnes-Au-Mont

…"Apprêtez-vous à voir le Grand Œuvre !", entonne Guillaume de Berthelot, l'alchimiste.
Un peu de potion dans une fiole, et le mélange s'enflamme. Un soupçon de liquide blanc dans une cornue, et la mixture violette passe au vert. Un feu d'artifice en bouteille, pour la plus grande joie des visiteurs. …

La Libre - Vers l’Avenir
Médiévale des Moines à Tubize

… La plaine tubizienne sera aussi le lieu de rencontre de personnages hauts en couleur : l'alchimiste Guillaume de Berthelot, Fred et son Arche, Monsieur Minus Bouffon du Roi, un cracheur de feu, un dresseur de rapaces. …

… Un alchimiste, un magicien et un bouffon ont aussi déambulé durant le week-end pour le plus grand plaisir des visiteurs. …

La Voix du Nord
Fête médiévale Les Maingovales à Maing (Fr)
…. Si les adultes y trouvèrent leur compte, les enfants furent particulièrement gâtés : magicien, sorcière, alchimiste, Quête du Graal, le tout sur les airs médiévaux de la troupe Hexaquatour...

Le Soir – La Libre – Le Courrier de l'Escaut
Balade contée fantastique à Enghien
… Vous y croiserez aussi la fée Lilli et son théâtre d’ombres, l’alchimiste Guillaume de Berthelot sans oublier Viviane Vancoppenolle, conteuse et tisseuse issue de la compagnie Nomad’s Land …

… L'alchimiste Guillaume de Berthelot, d'un coup de filtre de gaieté, tissera avec Viviane Vancoppenolle un tapis de magie. …

Le Républicain Lorrain
Fête des Remp'Arts de Feu au Château des Ducs de Lorraine à Sierck les Bains (Fr)

… L'Alchimiste, avec ses mélanges de produits, qui fait jaillir des fumées et des flammes de toutes les couleurs, voilà encore un numéro qui a séduit le public familial. …

La Libre
Fête de l'Iris à Bruxelles
… Notons ainsi la présence de Soleil rouge à la place Royale pour des numéros de cirque par de jeunes artistes professionnels; de Guillaume de Berthelot, alchimiste et magicien; ou encore du …

Site web de la Province du Brabant Wallon – La Libre
Nuit Halloween au Bois des Rêves à Ottignies
... La ronde des sorcières autour d’un feu de bois réchauffa l’atmosphère tandis que les plus férus de grimoires s’initiaient auprès d’un docte alchimiste aux secrets de la pierre philosophale ...

…Les enfants seront invités à jeter leurs peurs dessinées dans le feu sacré, avant d'aller à la rencontre de Herbert le Cerbère, Mouss' la Frouss , les soeurs Tépapoux de la compagnie Pré en Bulle, la fée Lumina, l'Alchimiste, ainsi que les Macrâles d'Hélécine. …

Vers l’Avenir
Nuit du Feu à Chevetogne
… Magiciens, alchimistes, forgerons, maréchal-ferrant et autres jongleurs de feu concouraient aussi à créer une ambiance particulière. …

Interview de NoTélé – Le Courrier de l'Escaut
Fêtes historiques du Festin 1583 de Lessines


Emission spéciale, reportage.

… «Il y aura notamment un alchimiste qui travaille avec des produits de feu et le jugement de l'hérétique de Beaumont.» …

Vers l’Avenir
Fête médiévale de l’Athénée Jean Rey à Couvin
… Guillaume de Berthelot, alchimiste de passion. Venu spécialement d’Antoing, il a charmé l’assemblée en dévoilant diverses recettes de potion et effets pyrotechniques. Safran de Mars, antimoine et liqueur de plomb calciné n’ont désormais plus de secret. …

La Dernière Heure – Nord Eclair – Passe partout
Feux et Légendes, Goûter conté et Vin chaud conté à Tournai
Le four Madelon s’est transformé ce samedi, en véritable laboratoire de magie. Plongés dans une atmosphère lugubre faisant penser au repère de Merlin l’enchanteur, les plus petits comme les plus grands ont pu apprécier la mise en scène créée par la compagnie Nomad’s Land. … En seconde partie, c’est l’alchimiste qui allait faire parler la poudre. Avec différents composants tels que la liqueur de plomb calciné, le vitriol bleu ou encore le safran de Mars, Guillaume de Berthelot enflammait les torches de différentes couleurs. Tout cela, selon la plus grande tradition des alchimistes bien évidemment. …

… L’alchimiste Guillaume de Berthelot maniera poudre et liquides pour les faire rivaliser avec la foudre. Dans son laboratoire, le feu transformera la matière, pour faire sortir l’or caché des matières impures. Tous ces étranges effets jailliront devant les yeux ébahis des petits comme des grands. …

… tandis que dans son laboratoire, l’alchimiste Guillaume de Berthelot maniera avec habileté poudres et liquides pour faire naître la foudre d’un coup de baguette magique. …





Le Courrier de l’Escaut
Festival antidérapant d’Antoing

…Au royaume du « Petit Prince » vit une conteuse mutine. Viviane Desmarets a grandi à Mouscron et s’est installée à Maubray. C’est au Festival international du Conte de Chiny qu’elle a affronté son premier public. « J’aime puiser dans le répertoire populaire : les histoires appartiennent à tout le monde. Celle du prince et de l’argent, je l’avais choisie et travaillée à l’occasion de l’attentat chocolatier, ici à Antoing. Aujourd’hui encore, elle a tous sons sens. » Si on l’interroge sur la capacité de la parole conteuse à changer le cours des choses, Viviane évoque la métaphore de la goutte d’eau : « Quand elle tombe dans une mare, elle crée pas mal de remous. De plus, l’imaginaire a le pouvoir de donner à réfléchir. Souvent davantage qu’un discours. » …

Nord-Eclair
« Prom’nons-nous dans les contes » à Mouscron

…Viviane Desmarets jouera en quelque sorte à domicile puisqu’elle est animatrice à La Prairie. « Le conte me vient de l’enfance, dit-elle. J’ai une maman merveilleuse qui me racontait des histoires, des contes mais aussi des chroniques de famille. Ce qui me plaît particulièrement, c’est que le conte appartient à tous ceux qui l’écoutent et qu’à chaque conteur, il prend une voie nouvelle. Mon envie de devenir conteuse date d’une rencontre avec Joël Smet que j’ai vu  conter en rue. J’ai un répertoire qui s’adresse plutôt aux enfants mais qui charme aussi les parents. »
Pour « Prom’nons-nous dans les contes en musique »,Viviane Desmarets a choisi trois histoires d’horizons différents, pour lesquelles elle sera accompagnée à la guitare par Christine Destrebecq : le joueur de flûte d’Hamelin (Allemagne), le tambour (Afrique) et la viole d’amour (Tournai). Avec cette conteuse, une traduction en langage des signes sera assurée…

Le Soir
L’été des collines à Anseroeul

…Durant l’été des collines, le centre culturel donne la parole aux artistes dont deux conteuses repérées l’an dernier à travers ses scènes ouvertes. Viviane Desmarets vous invitera ainsi au voyage de l’autre côté du miroir…

Passe-partout
Promenade au flambeau du Vieux Canal à Maubray

…Une conteuse maubraisienne, Viviane Desmarets, intriguera par un texte de sa composition les imaginations déjà bien titillées par la magie de la nuit…

Passe-Partout – Nord-Eclair – La Dernière Heure
« Feux et légendes » à Tournai

…Viviane Desmarets et Sylvain Henin se feront un plaisir de vous conter des histoires plus étonnantes les unes que les autres, qui laisseront une très large place à l’imaginaire de chacun…

…Dés 14h, petits et grands pourront participer à un goûter conté animé par Viviane Desmarets. Conteuse depuis trois ans, elle possède déjà pas moins de quatre spectacles à son actif. Ces derniers s’adressent tous à un public familial, et on été joués à plusieurs reprises à travers tout le Hainaut occidental. Vous pourrez ce jour-là découvrir ou redécouvrir tous ses talents de conteuse. Elle vous emmènera en voyage imaginaire et vous racontera des histoires fascinantes…

…Le four Madelon s’est transformé, ce samedi, en véritable laboratoire de magie. Les spectateurs ont été plongés dans une première partie contée. « Il s’agit de contes de constellations. Ils expliquent la création du système solaire, l’origine de la Grande et de la Petite Ourse » explique Viviane Desmarets, conteuse. « La plupart de ces histoires viennent de livres mais il y a également quelques créations. » …



Festivals du conte
http://www.conteursenbalade.be
http://www.conte.be
http://conteursencampagne.unblog.fr

Conteur/conteuse
http://users.skynet.be/conteurdusoulier
http://users.swing.be/paroleactive/paplan.htm

Librairies du conte
http://www.contes-et-delices.com

Les plantes tinctoriales
http://www.couleurgarance.com
http://www.lespotagersfleuris.com

Le travail de la laine
http://lesfilsdutemps.free.fr

Laine à filer et à feutrer
http://leslainesdumouchon.com

Le textile au moyen-âge
http://www.virgesarmes.com

Perline la Tisserande
http://perlinelatisserande.over-blog.com/

Les Guerriers du Moyen-Age
http://guerriersma.free.fr

Bestiaire du Moyen Âge
http://expositions.bnf.fr/bestiaire/index.htm

Ménestrel, Enluminures et Manuscrits en ligne
http://www.menestrel.fr/spip.php?rubrique741

Fêtes et marchés médiévaux
http://www.adagionline.com/

Forum Deux Vinettes
http://deuxvinettes.aceboard.fr/index.php?login=283344

Forum Le château
http://forum.aceboard.net/index.php?login=203977

L'Encyclopédie Médiévale Pousse Rapière
http://pousse.rapiere.free.fr/dotclear/index.php/2006/06/02/38-les-livres-de-l-architecte-viollet-le-duc

ORCHIS, organisation de recherche culturelle historique et d'information scientifique
http://association-orchis.over-blog.com/

Sur les chemins du moyen âge
http://perso.orange.fr/cheminsdumoyenage/index.htm

Terre de Flandre, potier médiéval
http://www.terredeflandre.fr/accueil.htm

La mode vestimentaire au XIIe siècle
http://membre.oricom.ca/samedi/aix1cstm.htm

Galon Tablet Weaving Getting Started
http://homepage.ntlworld.com/shelagh.lewins/shelagh/viking_textiles/TW01/TW01.htm

Introduction au Tissage avec des « tablettes »
http://forumlgdl.free.fr/lgdl/kit/HTML/Tissage/tissage.php

Méthode de tressage à doigts, une alternative à l’usage de la lucette
http://www.compagnons-duellistes.com/article_tresdoigt.htm

Fabriquer vos chaussures médiévales
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7833.0.html

Patins en bois
http://freenet-homepage.de/mittelalterschuhe/neue_seite_55.htm





Compagnie Al Kymia

+32(0)69/54 96 24

contact@alkymia.be



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